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Législatives 2017: qui sont les derniers soldats Hollande ?

logo de La TribuneLa Tribune 19/06/2017 Jean-Christophe Catalon

Pas moins de douze ministres de François Hollande se sont faits sortir dès le premier tour des législatives, le 11 juin. La purge s'est poursuivie dimanche, avec seulement une poignée de rescapés. Ces derniers ont, pour la plupart, bénéficié de l'absence de candidat La République en Marche dans leur circonscription.

A une exception près, les rescapés socialistes ont largement bénéficié de l'absence de candidature LREM dans leur circonscription. © Fournis par La Tribune A une exception près, les rescapés socialistes ont largement bénéficié de l'absence de candidature LREM dans leur circonscription.

Benoît Hamon (Education), Aurélie Filippetti (Culture), Matthias Fekl (Intérieur)... les électeurs n'avaient déjà pas fait de cadeau aux ex-ministres socialistes au premier tour des législatives le 11 juin. Alliés inclus (EELV et PRG), pas moins de douze anciens membres des gouvernements du quinquennat de François Hollande avaient été éliminés.

La débâcle s'est poursuivie dimanche. Parmi les figures emblématiques de l'ancien exécutif, l'ex-ministre de la Santé Marisol Touraine s'est inclinée face à son adversaire de l'UDI dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire. Le duel entre Najat Vallaud-Belkacem et l'entrepreneur Bruno Bonnell (LREM) dans la 6e circonscription du Rhône, particulièrement scruté, s'est soldé par la défaite de l'ex-ministre de l'Education. Enfin, parmi les personnalité emblématiques, l'ancienne locataire de la rue de Grenelle, Myriam El Khomri, qui a porté la controversée loi travail, était candidate dans la 18e circonscription parisienne historiquement à gauche. Elle a été battue par le candidat Les Républicains. A noter également, la défaite de Jean-Jacques Urvoas (Justice) et d'Axelle Lemaire (Numérique).

Valls, Le Foll... les derniers rescapés socialistes

Si Myriam El Khomri n'a pu en profiter, à une exception près les rescapés socialistes ont largement bénéficié de l'absence de candidature LREM dans leur circonscription.

Manuel Valls

Battu à la primaire socialiste, rejeté par LREM à cause de ses trois mandats de député, puis lâché par le Parti socialiste, l'ancien Premier ministre ne démarrait pas sa campagne dans les meilleures conditions dans son fief, la 1ère circonscription de l'Essonne, marquée par les candidatures de Dieudonné et Francis Lalanne.

Sans opposition d'un candidat LREM, Manuel Valls avait terminé largement en tête au premier tour avec 25,5% des voix, soit près de huit points devant la candidat de La France insoumise (LFI), Farida Amrani. Dimanche, il est donné vainqueur avec 50,3% des suffrages, soit 129 voix d'avance sur sa concurrente. Des résultats que conteste cette dernière, qui doit déposer un recours ce lundi.

Stéphane Le Foll

Proche de François Hollande, l'ancien ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll n'avait pas de candidat LREM face à lui. Après avoir rassemblé 30,3% des suffrages au premier tour dans la 4e circonscription de la Sarthe, il a battu dimanche son adversaire LR avec 54,9% des voix.


Delphine Batho

Arrivée deuxième le 11 juin, avec moins de deux points de retard sur son adversaire de LREM, l'ex ministre de l'Ecologie Delphine Batho a su refaire son retard. Elle a obtenu 56,9% des suffrages au second tour dimanche dans la 2e circonscription des Deux-Sèvres. Elle fait partie des rares socialistes à être parvenus à éliminer un candidat du parti du Président de la République, Emmanuel Macron.

George Pau-Langevin

LREM n'avait pas non plus opposé de candidat face à l'ex-ministre de l'Outre-mer, George Pau-Langevin, dans la 15e circonscription de Paris. Elle a largement remporté le scrutin dimanche avec 60,3% des voix face à la candidate de LFI.

Ericka Bareigts

Ericka Bareigts avait pris la succession de George Pau-Langevin à l'Outre-mer et était notamment en première ligne dans l'épineux dossier de la Guyane. Elle a été réélue avec 65,8% des voix dans la 1ère circonscription de La Réunion face au candidat LR.

Au PRG, Pinel et Girardin sortent gagnantes

Malgré leur participation au précédent gouvernement, les figures du Parti radical de gauche (PRG) sont sorties victorieuses de ce scrutin. Annick Girardin a battu son adversaire du parti Archipel Demain d'une courte tête, avec seulement 136 voix de plus, à Saint-Pierre et Miquelon. Ministre de la Fonction publique sous François Hollande, elle a été nommée ministre de l'Outre-mer dans le gouvernement d'Edouard Philippe le 17 mai. Cette victoire lui permet de conserver son poste.

L'ex-ministre du Logement et présidente du PRG, Sylvia Pinel l'a également remporté dans le Tarn-et-Garonne. Candidate à la primaire socialiste de janvier, elle avait soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle. Malgré cela, aucun candidat LREM ne lui a été opposé dans sa circonscription.

Enfin, membre du Parti écologiste, l'ex-secrétaire d'Etat chargée de la Biodiversité Barbara Pompili est également élue dans la Somme.

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