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Pourquoi En Marche ne présente pas de candidat dans ces circonscriptions

logo de leJDD leJDD 19/05/2017 Anne-Charlotte Dusseaulx
DECRYPTAGE - La République en marche a envoyé vendredi la liste de ses investis aux législatives. Le JDD s'est penché sur la cinquantaine de circonscriptions sans candidat du mouvement initié par Emmanuel Macron. © Montage Sipa DECRYPTAGE - La République en marche a envoyé vendredi la liste de ses investis aux législatives. Le JDD s'est penché sur la cinquantaine de circonscriptions sans candidat du mouvement initié par Emmanuel Macron.

La République en marche a publié vendredi la liste de ses investis aux législatives. Le JDD s'est penché sur la cinquantaine de circonscriptions sans candidat du mouvement initié par Emmanuel Macron.

Vendredi, c'est la date de limite de dépôts des candidatures en vue des législatives des 10 et 18 juin prochains. Chaque parti a donc mis la dernière main à la pâte en vue de l'officialisation de ses investis. Ainsi, le mouvement La République en marche, initié en avril 2016 par le désormais Président Emmanuel Macron, a communiqué une dernière liste de 526 noms. Soit une cinquantaine de circonscriptions non pourvues. Pourquoi? A droite comme à gauche, plusieurs candidats des Républicains, UDI ou socialistes n'auront pas d'adversaires LREM face à eux. Le JDD vous explique pourquoi.

Les candidats de droite qui ne seront pas inquiétés

Il y a déjà ceux qui sont au gouvernement. Ainsi, dans la 7e circonscription de Seine-Maritime, où siégeait jusqu'à présent le Premier ministre Edouard Philippe, La République en marche n'a pas investi de candidat face à Agnès Firmin-Le Bodo (LR-UDI). Idem pour le ministre de l'Economie Bruno Le Maire qui, lui, se représente - et joue son poste au gouvernement - dans la 1ère circonscription de l'Eure. Les Républicains ont décidé de lui opposer un candidat en la personne de Coumba Dioukhané.

Plusieurs proches de Bruno Le Maire ont aussi été épargnés par La République en marche. Parmi eux, on retrouve Laure de la Raudière (3e d'Eure-et-Loire), Antoine Herth (5e du Bas-Rhin), Philippe Le Ray (2e du Morbihan). Le protégé de Xavier Bertrand Julien Dive dans la 2e circonscription de l'Aisne n'aura pas non plus de candidat de La République en marche face à lui. Idem pour Marine Brenier qui avait succédé à Christian Estrosi, démissionnaire, en 2016 dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes.

Deux personnes, dont les noms avaient circulé pour entrer au gouvernement, voient leur circonscription sans candidat LREM. Il s'agit de Benoist Apparu, qui est sortant et ne se représente pas dans la 4e circonscription de la Marne, où Lise Magnier a été investie par les Républicains. Et d'Arnaud Robinet qui, lui, sera le suppléant de Valérie Beauvais dans la 1ère circonscription de la Marne.

Les responsables politiques de droite ayant signé l'appel visant à répondre à la "main tendue" d'Emmanuel Macron ont aussi été "récompensés". Chef de file de cette initiative, Thierry Solère n'aura finalement pas à affronter de candidat LREM dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine. "Je ne serai pas dans l'opposition à ce gouvernement", a notamment déclaré ce dernier. Même scénario pour Franck Riester dans la 5e circonscription de Seine-et-Marne. Pas de candidat LREM non plus dans la 2e circonscription de Savoie où le sortant Hervé Gaymard s'est dit favorable à ce que la droite travaille avec Emmanuel Macron. C'est son suppléant Vincent Rolland qui briguera cette année le mandat.

Plusieurs circonscriptions détenues par des représentants de l'UDI sont aussi concernées par les non-investitures de candidat En Marche. Ainsi Yves Jégo n'aura personne face à lui dans la 3e circonscription de Seine-et-Marne. Idem pour Béatrice Descamps, et son suppléant le borlooiste sortant Laurent Degallaix, dans la 21e circonscription du Nord ; pour Stéphane Demilly dans la 5e circonscription de la Somme et pour Philippe Folliot, le président de l'Alliance centriste qui a soutenu Emmanuel Macron lors de la présidentielle (et a donc été exclue de l'UDI), dans la 1ère du Tarn. Ces deux derniers ne pouvaient être investi par La République en marche car, élus à l'Assemblée depuis 2002, ils ont déjà effectué trois mandats. Philippe Folliot devra affronter une candidate Les Républicains, Anne-Michèle Bianchi.

La République en marche n'a pas non plus investi de candidat dans la troisième circonscription de la Drôme : celle où Hervé Mariton, le sortant, est suppléant de Paul Bérard.

Les candidats de gauche qui ne seront pas inquiétés

A gauche, plusieurs personnalités investies par le Parti socialiste n'auront pas d'adversaire de La République en marche dans leur circonscription le 10 juin prochain. C'est le cas des anciens ministres Marisol Touraine (3e d'Indre-et-Loire), de Stéphane Le Foll (4e de la Sarthe), de Myriam El Khomri (18e de Paris) et de George Pau-Langevin (15e de Paris). Le cas de Manuel Valls - qui avait apporté son soutien à Emmanuel Macron avant même le premier tour de la présidentielle - a beaucoup fait parler : finalement, l'ancien Premier ministre n'a pas été investi par En Marche, ni par le Parti socialiste, mais n'aura pas de candidat de ces deux formations politiques face à lui dans la 1ère circonscription de l'Essonne.

En parrainant Emmanuel Macron lors de la présidentielle, le député sortant socialiste Jean-Yves Le Déaut a évité à son poulain Julien Vaillant une candidature LREM dans la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, Christophe Bouillon a également été épargné. "Ni opposition systématique, ni majorité automatique, je l'aborde libre. Je ne recherche aucune investiture d'EM", a tweeté le député sortant le 15 mai. Candidat de la "majorité présidentielle" comme il se présente, François André (investi par le PS) n'aura pas d'adversaire LREM dans la 3e circonscription d'Ille-et-Vilaine.

La République en marche n'a pas non plus investi de candidat face aux candidats PRG et députés sortants Joël Giraud (élu depuis 2002 et qui a déjà fait trois mandats) et Sylvia Pinel (non-investis par le PS), respectivement dans la 2e circonscription des Hautes-Alpes et  dans la 2e du Tarn-et-Garonne. "Il m'appartient désormais de rassembler toutes celles et tous ceux qui souhaitent donner une large majorité au nouveau Président de la République", a réagi l'ancienne ministre sur Facebook. Surtout que dans sa circonscription, le Front national, représenté par Romain Lopez, l'assistant parlementaire de Marion Maréchal-Le Pen, pourrait l'emporter.

Dans la 1ère circonscription de l'Orne, le député socialiste sortant Joaquim Pueyo n'a pas demandé l'investiture du PS, ni celle de La République en marche, mais n'aura aucun candidat de ces deux partis face à lui. "C’est dans un contexte de nécessaire rassemblement des forces progressistes que je suis candidat", a-t-il notamment justifié.

Alors que son nom figurait sur la première liste des candidatures de La République en marche, le député socialiste sortant François Pupponi a indiqué qu'il conservait l'étiquette PS dans la 8e circonscription du Val d'Oise. Aucun candidat n'a depuis été investi face à lui.

Les candidats écologistes qui ne seront pas inquiétés

Eric Alauzet est seul dans cette rubrique. Si plusieurs écologistes (qui ont quitté Europe Ecologie-Les Verts) ont reçu l'investiture de La République en marche, à l'image de Barbara Pompili ou François de Rugy, ce n'est pas son cas. Toujours membre d'EELV, il fait pourtant parti de ceux qui avaient décidé de rejoindre le groupe socialiste à l'Assemblée nationale en 2016. Eric Alauzet - investi par le Parti socialiste dans les circonscriptions réservées aux partenaires en février dernier - se présente comme candidat "sans étiquette" dans la 2e circonscription du Doubs. Il n'aura pas de candidat LREM face à lui, ni de candidat écologiste donc. "Dans mes prochains documents, je serai 'majorité présidentielle'. Voilà la bannière sous laquelle je souhaite me présenter", explique l'intéressé à France Bleu.

Les autres situations

Après la publication de la première liste des investis de La République en marche, certains candidats ont fait marche arrière. Pour autant, s'ils n'apparaissent plus dans le nouveau document, ils n'ont été remplacés par aucun nouveau nom. C'est le cas d'Anthony Zilio dans la 4e circonscription du Vaucluse, celle du sortant Jacques Bompard (Ligue du Nord). Dans cette dernière, le nom de Laurence Maillart-Méhaignerie (MoDem) n'apparaît pas dans la dernière liste officielle de La République en marche. La 5e circonscription de Charente-Maritime n'aura pas non plus de candidat LREM : initialement désigné, Christian Gérin a depuis été suspendu. Après une polémique au Maroc, le nom de Leila Aïchi, candidate MoDem, a été retiré de la liste pour la 9e circonscription des Français de l'étranger, comme l'explique France 24.

Reste la 2e circonscription du Cantal. Aucun nom n'y figure dans la liste de La République en marche. Pourtant, au niveau local, Patricia Rochès dit être candidate. Au journal La Montagne, elle avait parlé il y a quelques jours de "bug informatique" pour expliquer cela. Sauf que dans le dernier document officiel rendu public par le mouvement, son nom n'y est toujours pas… A suivre. Le Républicain Alain Marleix est le député sortant. Cette fois, il se présente en tant que suppléant de Jean-Yves Bony (LR-UDI).

A noter : La République en marche n'a pas investi de candidat dans toutes les circonscriptions de Guadeloupe, La Réunion, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis et Futuna.

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