Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

200 lycées et collèges bloqués ou perturbés lors d'une nouvelle journée de mobilisation

logo de BFMTV BFMTV il y a 5 jours B.L. avec AFP

Jeudi, environ 200 établissements ont été bloqués ou perturbés, des incidents ont conduit à des interpellations massives en région parisienne.

Relire la vidéo

Environ 200 lycées et collèges sont de nouveau bloqués ou perturbés en France jeudi et plusieurs incidents ont été recensés, conduisant notamment à desinterpellations massives en région parisienne.

"On est sur des chiffres à peu près similaires aux jours précédents", indique le ministère de l'Education. "Selon les établissements, les situations sont très hétérogènes, entre les blocages totaux, partiels, les barrages filtrants, des feux de palettes..."

Les syndicats lycéens ont appelé à maintenir la pression et intensifier le mouvement jeudi par une "mobilisation générale" avant des manifestations vendredi. 

148 interpellations dans les Yvelines

Dans les Yvelines, 148 personnes ont été interpellées devant un lycée de Mantes-la-Jolie pour "participation à un attroupement armé" après des heurts et dégradations, a indiqué le commissaire de la ville, assurant vouloir ainsi "interrompre un processus incontrôlé". 

Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police.

Cocktails Molotov

A Marseille le jeudi 6 décembre. © GERARD JULIEN / AFP A Marseille le jeudi 6 décembre.

En Seine-Saint-Denis, la situation s'est tendue devant plusieurs établissements. A la Courneuve, devant le lycée Denis-Papin, une trentaine de jeunes cagoulés ont jeté des cocktails Molotov et incendié une voiture, selon la police.

Devant le lycée Henri-Wallon à Aubervilliers où des élèves ont partiellement bloqué l'entrée dans la matinée, Zelal assure: "On bloque pour la nouvelle réforme, Parcoursup, l'état du lycée aussi: il est vieux, on n'a pas de foyer".

"Si ça finit mal, c'est la faute des flics qui nous empêchent de nous rassembler", dit Majid, un lycéen de l'Essonne, où 29 personnes ont été interpellées.

Dans le Val-de-Marne, environ 150 jeunes, dont certains portaient des gilets jaunes, se sont rassemblés devant le lycée polyvalent de Cachan. "La hausse des carburants, c'est nous qui allons la payer plus tard", dit Inès, en Première.

148 interpellations dans les Yvelines

Dans les Yvelines, 148 personnes ont été interpellées devant un lycée de Mantes-la-Jolie pour "participation à un attroupement armé" après des heurts et dégradations, a indiqué le commissaire de la ville, assurant vouloir ainsi "interrompre un processus incontrôlé".

Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police.

En Seine-Saint-Denis, la situation s'est tendue devant plusieurs établissements. A la Courneuve, devant le lycée Denis-Papin, une trentaine de jeunes cagoulés ont jeté des cocktails Molotov et incendié une voiture, selon la police.

"Violences graves"

"Sous prétexte des gilets jaunes, on voit surgir toutes sortes d'individus qui se mêlent à des gens qui sont de bonne foi pour manifester, comme les lycéens, et ceci débouche sur des violences graves", a réagi dans la matinée sur BFMTV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE demandent au ministre d'"entendre" les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université.

Au lycée Jacques-Monod, à Orléans, où un élève a été grièvement blessé par un tir de lanceur de balles de défense mercredi, la proviseur a appelé les élèves à "ne pas rejoindre le lycée jeudi et vendredi afin de faciliter le retour à une situation normale". 

Des tensions ont été constatées à Grenoble et son agglomération, ainsi qu'à Annecy.

"Notre but est de nous faire entendre pacifiquement"

A Lille, des lycéens se sont rassemblés devant le lycée Pasteur pour en bloquer l'entrée et devant le lycée Montebello, dans le sud de la ville.

"Notre but est de nous faire entendre pacifiquement, on ne partira pas à l'affrontement avec les forces de l'ordre, on ne brûlera rien", a assuré Louise Lesueur, élève en Terminale.

Un élève a été blessé à Béziers (Hérault). Quelques incidents ont éclaté dans l'académie de Strasbourg avec des pétards et fumigènes lancés par endroits, ainsi qu'à Mulhouse.

"Blocages plus ou moins filtrants"

A Marseille, une vingtaine d'établissements sont touchés, avec des "blocages plus ou moins filtrants", selon le rectorat. Après les violences et les incidents constatés les jours précédents, et notamment une jeune fille victime de brûlures mercredi en tentant de mettre le feu à une poubelle, plusieurs lycées ont été fermés à l'avance.

Jeudi matin dans la cité phocéenne, la tension était grande devant d'autres établissements (Ampère et la Viste), avec des jets de pierre et des caillassages des forces de l'ordre, et de nombreux feux de poubelles.


Publicité
Publicité

Plus d'info: BFMTV

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon