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A la une - Essonne : une enquête pour meurtre ouverte après le décès suspect de Younes, 3 ans

logo de Le Parisien Le Parisien 05/10/2017 Nicolas Goinard

L’enfant a succombé à ses blessures dimanche après une lourde chute survenue au domicile de sa mère et de son beau-père, à Mennecy. Son père a déposé plainte. Une enquête pour meurtre a été ouverte par le parquet d’Evry.

Le Parisien: Mennecy. Younes, 3 ans à peine, est mort après trois jours de coma. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de la mort. Le père de l’enfant a déposé plainte pour meurtre. © DR Mennecy. Younes, 3 ans à peine, est mort après trois jours de coma. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de la mort. Le père de l’enfant a déposé plainte pour meurtre.

Sur les photos, Younes sourit. Il a des yeux rieurs. Depuis dimanche, ses paupières se sont fermées définitivement. L’enfant âgé d’à peine 3 ans a succombé à une hémorragie cérébrale après une lourde chute survenue samedi dernier dans un appartement de Mennecy (Essonne). Le lendemain devait être un jour de fête, pour les 5 ans de Sonia, sa grande sœur. C’est devenu un jour de deuil.


Lundi matin, Sofian, le père de l’enfant, a déposé plainte pour meurtre auprès de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale en charge de l’enquête en recherche des causes de la mort. Une enquête par le parquet d’Evry. Que s’est-il passé ce matin-là ? Il est près de 9 heures quand les pompiers reçoivent un appel pour porter assistance à un enfant inconscient. Quand ils arrivent, le petit garçon gît sur le parquet au pied de son lit pliant pour bébé. Des soins lui sont prodigués sur place puis il est transporté dans un état grave à l’hôpital Necker à Paris (XVe). Le pronostic vital est engagé. «Quand on m’a prévenu, j’ai tout de suite sauté dans un train, explique Sofian qui était à Grenoble (Isère) au moment des faits. Je suis allé directement à l’hôpital et là-bas on m’a dit qu’il avait peu de chances de survie.»


Selon les explications de la mère de Younes et de son beau-père, l’enfant serait tombé après avoir escaladé son lit. Une version qui, d’après Sofian, ne colle pas à la gravité des blessures. «Le médecin m’a dit que ça correspondait à des blessures faites par une chute de plus de deux mètres, relate Sofian. Il avait aussi beaucoup de bleus sur le corps.» Accident ou geste volontaire ? Les enquêteurs vont s’attacher à éclaircir les conditions dans lesquelles l’enfant s’est retrouvé violemment projeté au sol. Au moment des faits, d’après les premières auditions réalisées par les gendarmes, il était seul avec son beau-père, la mère étant partie amener sa fille à l’école.

«Je veux savoir de quoi est mort mon fils»

«J’ai récupéré Sonia et à la demande des gendarmes, je l’ai emmenée passer des examens à l’UCMJ (Unité de consultations médico-judiciaire) de Corbeil-Essonnes, reprend Sofian. Le médecin a vérifié qu’elle n’avait pas subi de violences.» L’autopsie pratiquée sur la dépouille de Younes mercredi aurait révélé des traces suspectes. Sofian se souvient du comportement de son fils «avait peur des hommes et était régulièrement couvert de bleus». «Sa mère disait qu’il avait toutes ces marques parce qu’il tombait souvent», a dit Sofian aux gendarmes.


Eric Lallement, le procureur de la République d’Evry n’a pas souhaité commenter ces informations arguant qu’«une enquête est en cours, il s’agit d’une affaire privée». Même réponse auprès de la compagnie de gendarmerie d’Evry. Personne n’a pour l’heure été placée en garde à vue. Le papa, qui vit à Grenoble, ne voyait pas souvent ses enfants. La dernière fois, c’était en mars dernier. Mais il les avait autant que possible au téléphone. Dans la plainte qu’il a déposée à la gendarmerie et que nous avons pu consulter, il raconte : «La dernière fois que j’ai eu Younes au téléphone, c’était il y a deux semaines environ. Il a dit papa pour la première fois.» Puis il lâche : «Je suis dans le flou le plus total. Je veux savoir de quoi est mort mon fils. Je réclame justice.»

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