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Affaire Grégory : des interrogations sur l'emploi du temps des Jacob

logo de Le Parisien Le Parisien 19/06/2017 Éric Pelletier avec Jean-Marc Ducos

Marcel, le grand-oncle de l'enfant, s'est-il absenté de l'usine le jour de l'assassinat ? Il maintient avoir été présent à une réunion.

Le Parisien: Le corps du petit Grégory, 4 ans, avait été retrouvé dans la Vologne, à Docelles (Vosges), le 16 octobre 1984. © AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG Le corps du petit Grégory, 4 ans, avait été retrouvé dans la Vologne, à Docelles (Vosges), le 16 octobre 1984.

«La dernière marche...Avant le succès ou l'échec.» Lorsque, mercredi dernier, la section de recherches de la gendarmerie (SR) de Dijon (Côte-d'Or) lance une série d'interrogatoires, trente-deux ans après l'assassinat du petit Grégory Villemin, une source proche du dossier pronostique des moments décisifs. A l'heure du premier bilan prévaut un sentiment étrange. Celui d'une vérité à demi, dans l'attente d'autres auditions à venir cette semaine. Les gendarmes, qui prévoyaient dimanche soir une réunion de calage avec le magistrat enquêteur, avancent sur une ligne de crête.

Les récentes investigations ont bien sûr permis de progresser dans la compréhension d'un drame vosgien, devenu national, survenu le 16 octobre 1984. On voit désormais bien au-delà du ravisseur présumé, rôle attribué de longue date à Bernard Laroche, un cousin germain du père de Grégory, tué par Jean-Marie Villemin en 1985.

La malédiction des Villemin

L'enquête s'élargit à «l'équipe qui a concouru au processus mortel», au sein d'un clan divisé par la haine et la jalousie. La malédiction des Villemin. «Cette félonie de certains membres de la famille suscite un sentiment d'effroi chez Jean-Marie et Christine Villemin. Ils sont consternés, effarés, mais en même temps soulagés de cette avancée», nous confiait dimanche Me Thierry Moser, avocat des parents. Les investigations se recentrent vers une branche de la famille, le «clan Jacob», tentant de remonter vers l'instant fatidique de l'assassinat. Claire Barbier, la présidente de la chambre de l'instruction de Dijon, a jugé les charges suffisantes pour mettre en examen Marcel et Jacqueline, grand-oncle et grand-tante de l'enfant, pour «enlèvement et séquestration suivie de mort».

Grégory, enlevé peu après 17 heures, a été retrouvé mort dans la Vologne vers 21h15. La thèse de la séquestration par les Jacob s'appuie notamment sur l'emploi du temps de Marcel ce jour-là, tel que mis en évidence par le logiciel Anacrim.

Selon une source proche de l'enquête, le grand-oncle a maintenu lors de sa garde à vue ce qu'il avait dit à l'époque aux gendarmes. Le 16 octobre 1984, il se serait rendu à son usine, située dans son village d'Aumontzey, pour l'embauche de 13 heures. Il aurait ensuite participé à une réunion syndicale jusqu'à 17 heures. Ensuite, il serait resté bien plus tard à l'usine pour un pot.

Un atout caché des gendarmes ?

Dans un arrêt de la chambre d'accusation de Dijon, en 1993, les magistrats notaient que l'emploi du temps du couple «ne pouvait être établi avec une totale certitude», n'excluant pas une «absence momentanée» de leur lieu de travail. Mais ils estimaient ces présomptions «insuffisantes».

Les gendarmes de la SR disposent-ils d'un atout caché ? Si c'est le cas, ils ne vont pas tarder à l'utiliser. «Le procureur général a volontairement donné des informations parcellaires», assure Me Moser, «confiant» pour la suite.

Mardi matin, à 9 heures, la chambre de l'instruction de Dijon se prononcera sur le maintien en détention des deux suspects. «On marche sur la tête ! Il n'y a rien, absolument rien, de nouveau», dénonce l'avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna. Et de prévenir qu'il s'opposera à toute demande de huis clos. Histoire de prouver que le couple, qui réfute toute implication, n'a «rien à cacher».

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