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Affaire Maëlys: la demande de libération de Nordahl Lelandais de nouveau refusée

logo de L'Express L'Express 09/02/2018

La Cour d'appel de Grenoble a refusé, ce vendredi, la demande de remise en liberté du principal suspect dans l'affaire concernant la disparition de la petite Maëlys.

Nordahl L., dresseur de chiens et ex-militaire, est le principal suspect dans la disparition de la petite Maëlys (photo d'archive). © Facebook Nordahl L., dresseur de chiens et ex-militaire, est le principal suspect dans la disparition de la petite Maëlys (photo d'archive).

Barbe fournie, pull blanc, air serein. Nordahl Lelandais était présent jeudi devant la cour d'appel de Grenoble devant laquelle il demandait sa remise en liberté. C'est la première fois que le principal suspect dans la disparition de la petite Maëlys apparaissait publiquement. Mais au lendemain de ce déplacement, la justice a refusé cette nouvelle requête, sans surprise. Nordahl Lelandais reste donc en prison.

Jeudi, les journalistes présents ont pu apercevoir le suspect, également mis en examen dans le meurtre du caporal Arthur Noyer, avant que l'audience ne se tienne à huis clos, contrairement à ce qu'avait demandé son avocat, Alain Jakubowicz. Une image loin des photos diffusées dans les médias depuis cinq mois. 

"Aucune raison de se cacher"

Selon Le Parisien, maître Jakubowicz a regretté que son client ne puisse pas être pris en photo par les journalistes: "Depuis le début de l'affaire, des images circulent dans la presse où on le voit avec une tête patibulaire, pour alimenter cette théorie du monstre qu'il est, de cet homme qu'on a transformé en serial killer. Or il n'a aucune raison de se cacher".

Le maître-chien de 34 ans voulait être présent "parce qu'il n'a aucune raison de se cacher". "Il a répondu aux questions qui lui étaient posées comme il l'a toujours fait", a répété l'avocat, pour qui le dossier "doit être remis à l'endroit" car "à bien des égards, il ne l'est pas".

"Délires médiatiques"

Une première demande de remise en liberté avait été rejetée par le juge des libertés et de la détention le 23 janvier. Cet appel étaitavant tout symbolique car Nordahl Lelandais est également mis en examen et détenu, depuis décembre, pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer en Savoie en avril dernier.

"Je suis heureux de la sérénité de ces débats et je voudrais que ce dossier retrouve cette sérénité qu'il a perdue en raison de délires médiatiques qui nuisent à la manifestation de la vérité, à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction", a déclaré Me Jakubowicz à l'issue de l'audience.

Présent aussi à l'audience, l'avocat des parents de Maëlys, Me Fabien Rajon, s'est "opposé" à sa remise en liberté, "comme le parquet général", en insistant sur des images de vidéosurveillance qui sont au coeur de l'accusation.

"Silhouette frêle dans une robe blanche"

Ces images, filmées dans la nuit du 26 au 27 août par une caméra de Pont-de-Beauvoisin, où la fillette a disparu lors d'une fête de mariage, montrent une voiture identifiée par le parquet comme celle de Lelandais, avec à son bord "une silhouette frêle dans une robe de couleur blanche" comme celle que la fillette portait ce soir-là. Selon Me Rajon, les parents "ont reconnu des éléments de la robe et notamment la bretelle".

La défense, de son côté, conteste la chronologie des faits reprochés au suspect et le caractère probant de ces images.



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