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Aix-en-Provence : Dix-huit mois de prison, dont neuf avec sursis, et dix ans d’inéligibilité requis contre la maire LR

logo de 20 Minutes 20 Minutes 15/05/2018 Nicolas Bonzom

Maryse Joissains-Masini, ancienne députée, était jugée ce lundi pour des soupçons de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêt...

Maryse Joissains-Masini, en 2014. © P. Rigaud / SIPA Maryse Joissains-Masini, en 2014.

Une peine de dix-huit mois de prison, dont neuf mois avec sursis, ainsi qu’une peine d’inéligibilité d’une durée de dix ans, ont été requises par le représentant du parquet, lundi soir, à l’encontre de Maryse Joissains-Masini (LR) à Montpellier.

La maire Les Républicains d’Aix-en-Provence, et présidente de la communauté de communes du Pays d’Aix, a dû répondre devant le tribunal correctionnel de soupçons de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts. Mise en examen en 2014, l’ancienne députée, âgée de 75 ans, est accusée d’avoir promu indûment son chauffeur, ami de longue date, et fourni des emplois de complaisance à certains de ses proches.

« Elle se consacrait pleinement à la cause animale »

Maryse Joissains-Masini a assuré devant le tribunal que c’était la « compétence » de cette personne en matière animale qui l’avait poussée à l’embaucher. « C’est quelqu’un que vous pouviez appeler à n’importe quelle heure, le week-end ou les jours fériés, a noté l’élue. Elle se consacrait pleinement à la cause animale. Souvent, je me balade dans les campagnes, je rencontre des animaux maltraités ou abandonnés, j’avais besoin de quelqu’un qui soit disponible. » Et si cette militante de la cause animale a été embauchée sans vote préalable de la communauté de communes, c’est parce que « le président a droit à cinq collaborateurs », et cette personne en faisait partie, assure l’élue.

La militante de la cause animale, qui ne travaille plus aujourd’hui avec la maire d’Aix-en-Provence, et le chauffeur ont bénéficié d’un non-lieu, et n’étaient donc pas jugés lundi.

Le fils de ce chauffeur, en revanche, a comparu devant le tribunal de Montpellier, aux côtés de l’élue. Il aurait bénéficié, selon la justice, d’emplois de complaisance au sein de structures sportives de la commune, où il aurait brillé, selon les investigations, par son absence. Le parquet a requis à son encontre une peine de douze mois de prison, dont six avec sursis, et l’interdiction d’exercer une fonction publique durant cinq ans.

Pour le procureur, les accusations de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts pour lesquels l’élue d’Aix-en-Provence est poursuivie sont « parfaitement caractérisées ». Pour le représentant du ministère public, ils sont « d’une gravité extrême, car ils sont le contraire de la probité attendue d’un élu », a-t-il ajouté ce lundi soir.



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