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Après 36 loups tués en neuf mois, l'Etat autorise deux nouveaux abattages

logo de L'Express L'Express 19/04/2017

Ce mercredi, le gouvernement a donné son feu vert pour que deux nouveaux loups soient tués d'ici le mois de juin. Une décision liée aux attaques de troupeaux.

Aujourd'hui, la France ne compterait plus que 300 loups sur son territoire. © REUTERS/Eric Gaillard Aujourd'hui, la France ne compterait plus que 300 loups sur son territoire.

L'arrêté, pris ce mercredi par le gouvernement, est déjà très critiqué par les associations de défense du loup. Ce texte indique que l'abattage de deux loups supplémentaires "peut être autorisé par les préfets", jusqu'en juin 2017.

Il précise aussi que cette mort ne peut se produire que dans le cadre "de tirs de défense" lorsque des troupeaux ont été attaqués. Depuis un précédent arrêté pris en juillet 2016, 36 de ces animaux sauvages ont d'ores et déjà été tués. La France compte à ce jour 300 spécimens de loups, dont une majorité dans le sud-est.

Le gouvernement "s'acharne contre les loups"

Le texte pris ce mercredi a suscité la fronde de quatre associations de défense du loup (Aspas, One Voice, SFEPM, Ferus). Elles ont fait part de leur intention de le contester l'arrêté devant le Conseil d'Etat, mais s'attendent à la publication d'un autre arrêté autorisant deux nouveaux abattages. Elles estiment que le gouvernement "s'acharne contre les loups".

"À ce total de 40 (36+4), s'ajoutent 10 loups trouvés morts depuis juillet 2016, principalement à la suite de collisions, et non décomptés par l'État (...) et le braconnage invisible", écrivent-elles ces associations dans un communiqué. 

"Sur une population estimée à moins de 300, ce nombre de 40 abattages (...) met en péril la conservation de l'espèce en France", s'alarment les militants. 

9788 bêtes blessées ou tuées par des loups entre 2016 et 2017

En mars, une étude commandée par le ministère de l'Environnement a estimé que le taux de mortalité du loup s'est élevé en moyenne à 22% entre 1995 et 2013, sachant que sa survie est menacée à long terme lorsque ce taux avoisine les 34%. Sur la période 2014-2016 le nombre de décès s'est accru du fait de l'augmentation des abattages, afin de limiter les prédations sur les troupeaux et le taux de mortalité "pourrait atteindre les 34%", indique l'étude.

Dans le détail, la Direction régionale de l'Environnement d'Auvergne-Rhône-Alpes affirme que parmi les 36 loups déjà abattus depuis juin 2016, 14 l'ont été dans les Alpes-Maritimes, 6 en Savoie, 5 dans le Var, 4 dans les Alpes-de-Hautes-Provence, 3 dans la Drôme ainsi qu'en Isère et 1 dans les Hautes-Alpes. Depuis le début 2016, 9788 bêtes auraient été blessées ou tuées par des loups. Les départements les plus visés par ces attaques de troupeaux étant les Alpes-Maritimes (2959 bêtes), la Savoie (1780), les Alpes-de-Haute-Provence (1193), le Var (928), les Hautes-Alpes (777) et l'Isère (709).

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