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Bac 2020: comment l'Enseignement supérieur va gérer l'afflux de bacheliers?

logo de BFMTV BFMTV 07/07/2020

Plus de 91% des candidats ont eu leur baccalauréat du premier coup cette année: un record absolu. Mais que va-t-il advenir de tous ces bacheliers en septembre? Auront-ils tous une place dans l'Enseignement supérieur?

Des lycéens en train de découvrir leurs résultats du bac en juillet 2019. © RICHARD BOUHET Des lycéens en train de découvrir leurs résultats du bac en juillet 2019.

Les résultats de l'édition 2020 du bac sont tombés: 91,5% des 740.000 candidats l'ont eu du premier coup, un record absolu pour cette session exceptionnelle, totalement bouleversée par la crise du coronavirus. Avec un tel taux de réussite, la question est désormais de savoir si tous les lycéens auront bien une place dans l'Enseignement supérieur l'an prochain.

"Quand on connaît le taux d'échec en licence, ce n'est pas forcément une bonne chose" de voir cette masse d'étudiants arriver, s'inquiéte déjà Jean-Rémi Girard, président du syndicat national des lycées et collèges (SNALC) contacté par BFMTV.com ce mardi.

"L'Enseignement supérieur va devoir gérer ce flux important de nouveaux élèves, alors qu'il a lui aussi été touché par la crise du coronavirus" avec des difficultés pour assurer de son côté des cours aux étudiants. Selon lui, "ce sera aux bacheliers de faire leurs preuves dans l'Enseignement supérieur".

"8 lycéens sur 10 ont reçu une réponse sur Parcoursup"

Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré), "espère" de son côté "que des efforts seront faits dans l'Enseignement supérieur", pour accompagner ces élèves en difficulté. Le ministre de l'Education, invité de BFMTV ce mardi soir, a répété qu'il voulait faire de l'avenir de ces jeunes sa priorité, surtout au moment où nous allons entrer dans une grave crise économique liée au coronavirus.

Il faut que "ceux qui s'inscrivent puissent avoir une place, c'est le sujet le plus important actuellement", a reconnu mardi soir Jean-Michel Blanquer, précisant sur BFMTV qu'"environ huit lycéens sur dix (avaient) aujourd'hui reçu une proposition" sur la plateforme Parcoursup. "Nous devons avoir ces jeunes comme première priorité", a martelé Jean-Michel Blanquer, rappelant qu'il ne voulait pas que "cette génération soit une génération sacrifiée".

Du côté du gouvernement, on assure que tout va être fait pour accompagner ces bacheliers. Le ministère de l'Enseignement supérieur, contacté par BFMTV, explique s'être préparé à un afflux d’étudiants supplémentaires d'ici septembre, et travailler à la création de nouvelles places dans les universités, les BTS mais aussi les CFA.

"Il y a déjà cette année 52.000 candidats supplémentaires sur Parcoursup, dont la moitié de lycéens. Il y aura donc moins de défections, s'il y a moins d'échec au bac", explique le ministère de l'Enseignement supérieur, rappelant que "la procédure principale de Parcoursup a déjà proposé une place à 8 candidats sur 10.

Une vaste campagne d'appel lancée jeudi

Le ministère lance dès ce jeudi une campagne d'appel à tous les candidats qui n'ont pas eu de proposition sur la plateforme pour les accompagner. En somme, les bacheliers qui n'ont toujours rien pour la rentrée de septembre seront appelés dans chaque académie par des commissions qui leur proposeront des places encore disponibles, a récemment expliqué Jean-Michel Blanquer.

Selon nos informations, cette procédure complémentaire "offrira 7500 formations supplémentaires et courra jusqu'en septembre". "Notre objectif est que chacun ait une place qui lui convienne", a voulu rassurer le ministre, se disant "assez optimiste".

Cette priorité semble partagée par le chef de l'Etat, comme il l'a rappelé dans sa vidéo adressée aux élèves ce mardi sur TikTok. "Vous avez vécu une année hors normes, celle de l'épidémie", leur a-t-il dit. "Votre génération a devant elle un monde à inventer, plus fort, plus solidaire, plus écologique. Je ferai tout, là où je suis, pour que le gouvernement travaille, pour que ce monde soit meilleur et qu'on y retrouve ces fondements". "Mais ce n'est pas moi qui déciderai de votre avenir, ce sera vous. Alors aujourd'hui profitez, fêtez le baccalauréat et après, bon courage", conclut-il.

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