En utilisant ce service et le contenu associé, vous acceptez l’utilisation des cookies à des fins d’analyse, de publicités et de contenus personnalisés.
Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Ce que l'on sait de l'assaillant des Champs-Elysées

logo de Liberation Liberation il y a 6 jours LIBERATION

Un homme qui a tiré délibérément sur des policiers, en tuant un et en blessant deux grièvement avant d'être abattu, avait déjà été condamné en 2005 à quinze ans de prison pour tentatives d’homicide volontaire sur un policier.

Les champs-Elysées bloqué par un important dispositif policier après une fusillade. Un policier a succombé à ses blessures. © Fournis par Libération Les champs-Elysées bloqué par un important dispositif policier après une fusillade. Un policier a succombé à ses blessures.

Jeudi soir peu avant 21 heures, un homme est sorti de sa voiture sur les Champs-Elysées et a ouvert le feu sur un car de police avant de se mettre à courir derrière les policiers et d’être abattu par des tirs de riposte. Il a tué un policier, en a blessé deux autres, ainsi qu’une passante.

«L’identité de l’attaquant est connue et a été vérifiée», a indiqué dans la nuit de jeudi à vendredi le procureur de la République de Paris, François Molins, tout en refusant de la dévoiler, pour protéger les investigations en cours.

Il s’agirait de Karim Cheurfi, un Français né en décembre 1977 à Livry-Gargan, qui n’était pas fiché S actuellement (ce qui ne veut pas dire qu’il ne l’a jamais été) et était connu de la DGSI pour sa radicalisation.

L’homme avait déjà été condamné en 2005 à quinze ans de prison pour tentatives d’homicide volontaire sur un policier, un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci, en Seine-et-Marne. Il avait reconnu les faits. Son procès trouvait son origine dans une course-poursuite en 2001. Alors qu’il circulait au volant d’une voiture volée, armé d’un revolver, il avait percuté un véhicule conduit par deux jeunes frères, l’un d’eux étant élève gardien de la paix. Le chauffard avait pris la fuite à pied avant d’être rattrapé par le conducteur de la voiture percutée et son frère muni d’un brassard «police». Il avait alors tiré deux balles, les blessant grièvement au thorax. Il avait été arrêté peu après et placé en garde à vue sous un faux nom. Deux jours plus tard, il avait grièvement blessé un policier qui le sortait de sa cellule et dont il avait saisi l’arme, faisant feu à plusieurs reprises.

A l’époque, le Parisien avait relaté les faits et signalé que Cheurfi, alors âgé de 23 ans, était déjà connu des services de police «pour vols avec violences».

En détention à Fleury-Mérogis, il n'avait pas été détecté comme un détenu particulièrement prosélyte.

En tout, son casier judiciaire comporterait quatre mention : la première pour les faits survenus en 2005, puis en en 2008 pour violences sur personne dépositaire de l'ordre publique, en 2009 pour violence aggravée et en 2014 vol par ruse, refus d’obtempérer, et usurpation de plaque d’immatriculation. 

Visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers, il avait également été arrêté le 23 février, avant d’être remis en liberté par la justice faute de preuves suffisantes, selon des sources proches de l’enquête.

Interrogé par l’AFP, l’un de ses voisins qui a assuré le connaître depuis une vingtaine d’années et qui a souhaité rester anonyme a expliqué que Karim Cheurfi avait «perdu la raison» et était «psychologiquement vraiment atteint». «Ses actes, ses réactions, sa façon de marcher, son attitude étaient en décalage, comme s’il venait de Mars.»

Une perquisition a été menée jeudi soir à Chelles, à son domicile. Il semble avoir agi seul mais l’enquête s’attachera à déterminer s’il a bénéficié de complicités, a indiqué le procureur de la République de Paris François Molins. Vendredi matin, trois membres de son entourage étaient entendus en garde en vue, selon une source judiciaire.

Les enquêteurs s’intéressent également à un homme signalé jeudi par les services belges et soupçonné d’avoir voulu se rendre en France. Il s’est présenté ce vendredi dans un commissariat d’Anvers, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Le parquet fédéral belge ne confirmait pas vendredi matin un lien avec l’attaque des Champs-Elysées.

__________________________________________________________________________________________________

AUSSI SUR MSN : Dailymotion

Fusillade des Champs-Elysées : un témoin raconte

Relire la vidéo

__________________________________________________________________________________________________

Publicité
Publicité

Plus d'info : Liberation.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon