En utilisant ce service et le contenu associé, vous acceptez l’utilisation des cookies à des fins d’analyse, de publicités et de contenus personnalisés.
Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Ce soir, la France aura dépensé toutes ses recettes

Le Figaro Le Figaro 09/11/2015 Guillaume Errard

A partir de ce lundi, la France vivra à crédit, selon une étude menée auprès des 28 États de l'Union européenne par l'Institut économique Molinari, un think-tank libéral franco-belge.

figarofr © PHILIPPE HUGUEN/AFP figarofr

Apartir de lundi, la France vivra à crédit. C'est la conclusion d'une étude que l'Institut économique Molinari, un think-tank libéral franco-belge, a menée auprès des 28 États de l'Union européenne. Autrement dit, ce soir le pays aura épuisé ses 390 milliards d'euros de recettes et viendra gonfler dès lundi ses 2100 milliards d'euros de dette.

La France se trouve en queue de peloton avec des pays comme Chypre, le Portugal, la Bulgarie, la Croatie, l'Espagne qui ont dépensé toutes leurs recettes dès le mois d'octobre, et avec la Slovénie qui vit à crédit depuis cinq jours. Seuls quatre pays en Europe sont excédentaires, c'est-à-dire que leurs recettes fiscales leur permettent de tenir toute l'année sans avoir à emprunter: ce sont l'Allemagne, le Danemark, la Lituanie et l'Estonie.

De manière générale, les 28 États européens ont dépensé toutes leurs recettes 37 jours avant la fin de l'année en 2014, contre 72 jours en 2009. Un chiffre qui reste toutefois encore supérieur à ceux enregistrés avant la crise.

En ce qui concerne les administrations locales (collectivités territoriales) et les administrations de Sécurité sociale, la situation n'est guère plus réjouissante pour la France. Aucun de ces deux établissements n'affiche d'excédent budgétaire. Au contraire de pays comme l'Italie ou le Portugal, qui affichent des comptes positifs pour leurs organismes de Sécurité sociale et leurs collectivités territoriales, bien que ces États soient en situation déficitaire.

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon