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Depuis dix-huit mois ce médecin ne trouve pas de repreneur pour son cabinet

logo de Le Figaro Le Figaro il y a 5 jours Le figaro.fr

Médecin généraliste dans une petite commune de 800 âmes, Patrick Laine désire céder gratuitement son cabinet médical. Un an et demi après la publication d'une annonce sur Le Bon Coin, il n'a toujours pas trouvé un confrère prêt à relever le défi.

figarofr: Entre 2007 et 2016, le nombre de généralistes a chuté de 8,4%. © PHILIPPE HUGUEN/AFP Entre 2007 et 2016, le nombre de généralistes a chuté de 8,4%.

L'annonce sur la plateforme Le Bon Coin a été désactivée. Publiée le 4 mars 2016, elle proposait la cession gratuite d'un cabinet médical de 300 mètres carrés à Saulnot, en Haute-Saône. Le Figaro avait interrogé son propriétaire, le docteur Patrick Laine, il y a plus d'un an. Depuis son annonce il y a dix-huit mois, aucun repreneur ne s'est manifesté, rapporte Le Parisien, le 10 août dernier.

«J'ai eu deux appels de médecins étrangers mais il leur fallait trois ans pour obtenir une équivalence», raconte-t-il dans les colonnes du quotidien. «Sinon, il y a eu zéro candidat!». Pour ce professionnel de santé exerçant depuis 1981, céder son cabinet s'impose pourtant comme une véritable nécessité. 12 à 15 heures de travail par jour, six jours sur sept... Patrick Laine effectue «100 kilomètres de visites par jour». Un rythme d'autant plus éreintant qu'il a été victime d'un accident vasculaire léger, nous avait-il précisé en 2016: «Aujourd'hui mon âge ne me permet plus d'assurer ce rythme de travail exténuant, et je désire profiter de ma retraite et de ma femme».

Chute du nombre de généralistes en France

À 67 ans, ce médecin de campagne va jouer sa dernière carte en septembre, en suivant une formation. «Pour avoir le droit d'être maître de stage et ainsi de rencontrer de jeunes profils», explique-t-il au Parisien. «C'est ma dernière chance de trouver mon remplaçant». Abandonner ses 5000 patients répartis sur «trois générations» sans successeur? Patrick Laine ne le conçoit pas.

Refonte des études, indemnités pour les internes, aides à l'installation, les syndicats de professionnels de santé ont avancé plusieurs pistes pour résoudre l'éternel problème des déserts médicaux. Entre 2007 et 2016, le nombre de généralistes a chuté de 8,4%, selon le Conseil national de l'Ordre des médecins. Une diminution qui est en partie due aux départs en retraite, et qui devrait s'accélérer avec la génération des baby-boomers dont la carrière se termine. D'ici à 2025, la chute du nombre de généralistes pourrait se traduire par la disparition d'un praticien sur quatre, toujours selon l'Ordre des médecins.

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