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Dupont-Aignan assure qu'un patron de presse, soutien de Fillon, lui a demandé de se retirer

logo de Europe 1Europe 1 21/04/2017 Rédaction Europe1.fr avec AFP

Le candidat Debout la France a affirmé jeudi soir que Serge Dassault lui avait envoyé des SMS lui demandant de se retirer de la présidentielle.

Dupont-Aignan assure qu'un patron de presse, soutien de Fillon, lui a demandé de se retirer © THOMAS SAMSON / AFP Dupont-Aignan assure qu'un patron de presse, soutien de Fillon, lui a demandé de se retirer

Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France, a affirmé jeudi soir que Serge Dassault, soutien de François Fillon, lui avait demandé de se retirer de la présidentielle, en échange d'une levée de "censure" dans le quotidien Le Figaro qu'il possède.

"J'ai parlé de pressions insupportables pour m'inciter à renoncer à ma candidature parce que je devrais renoncer à mes convictions (...). Est-ce que je peux vous lire ce que m'a envoyé un grand patron de presse français industriel au service d'un candidat ?", a lancé le député de l'Essonne lors de l'émission "Quinze minutes pour convaincre" sur France 2. Nicolas Dupont-Aignan a indiqué que c'est Serge Dassault qu'il accuse d'être l'auteur de ces SMS. Sur France 2, il a lu ces SMS. "'Le boycott de mon journal n'est que la conséquence'", a-t-il commencé à citer, commentant : "Je me plaignais du boycott de son journal", avant de poursuivre la lecture "...de ton attitude contre Fillon et ce n'est pas en restant dans ton coin que tu y arriveras mais en étant dans une équipe gouvernementale".

Nicolas Dupont-Aignan a commenté à nouveau : "la carotte", avant de reprendre la lecture du SMS : "'Il vaut mieux manger une soupe que du pain rassis'". Et le candidat de poursuivre : "J'ai répondu 'je suis scandalisé que tu assumes ce boycott', il a répondu 'ça n'arrivera plus quand tu soutiendras Fillon', j'ai répondu 'c'est de la censure', il a répondu 'si tu changes d'avis, il n'y aura plus de censure je vous le promets'. J'en ai assez de cette démocratie d'opérette!".

Le maire de Yerres (Essonne) avait auparavant critiqué les "médias détenus par des puissances d'argent, les inégalités de temps de parole", lui qui avait quitté le plateau de TF1 en mars pour dénoncer sa non-invitation lors d'un débat à cinq candidats. "Est-ce que vous croyez qu'Emmanuel Macron aurait eu toutes ces couvertures de magazine pendant des mois s'il ne servait pas des intérêts ? Tous les Français ont compris qu'il y avait un candidat chouchou !", a-t-il encore accusé.

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