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Faits divers - Aide aux migrants : Cédric Herrou placé en garde à vue pour la 7e fois depuis 2016

logo de Le Parisien Le Parisien il y a 6 jours Le Parisien avec AFP

L'agriculteur et militant Cédric Herrou défie les autorités sur la question des migrants venus illégalement d’Italie.

Le Parisien: L'agriculteur Cédric Herrou le 4 janvier 2017 à Nice (Archives). © (AFP/ Valery Hache.) L'agriculteur Cédric Herrou le 4 janvier 2017 à Nice (Archives).

Le militant de la vallée franco-italienne de la Roya, Cédric Herrou, a été placé une nouvelle fois en garde à vue depuis 24 heures. Dans le même temps, la propriété du militant a été perquisitionnée après les accusations d'un passeur qu'il avait fait condamner en juillet, indique ce mercredi son avocat.

C'est la septième garde à vue de Cédric Herrou depuis 2016, ont dénoncé dans un communiqué la Ligue des droits de l'homme de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'association Roya Citoyenne. Selon son avocat, Me Zia Oloumi, Cédric Herrou a été convoqué mardi matin sans savoir le motif à la gendarmerie et aussitôt mis en garde à vue puis confronté à son accusateur, un passeur éthiopien qui a porté plainte pour «violences aggravées et séquestration».

Une quinzaine de gendarmes mobilisés

«On a vu une personne incohérente et qui a changé de version. C'est surprenant que la garde à vue soit prolongée [ndlr: mercredi] alors qu'il n'y a plus d'éléments», s'est-il ému. Une quinzaine de gendarmes, agissant sur ordre de la police aux frontières (PAF), ont à nouveau perquisitionné sa propriété. «Sauf à vouloir le démolir et le harceler, je ne vois pas le fondement de tant de moyens d'enquête», ajoute Me Oloumi.

Wossem Naka, un ressortissant éthiopien de 26 ans, a été incarcéré à Nice après sa condamnation à huit mois de prison le 31 juillet pour avoir accompagné en France des compatriotes migrants contre une promesse d'argent. «C'est Cédric Herrou lui-même qui avait dénoncé aux autorités les manoeuvres de ce passeur auprès des demandeurs d'asile venus chercher secours à son domicile ! Au tribunal, il avait souhaité se porter partie civile pour le tort que cela pouvait lui causer. Mais sa demande de dommages et intérêts fut rejetée», ont rappelé ses soutiens, la LDH et Roya Citoyenne.

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