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Faits divers - Voiture-bélier en Seine-et-Marne : «Je commence à avoir des angoisses»

logo de Le Parisien Le Parisien 21/08/2017 Alexandre Arlot

Une semaine après l’attaque de la pizzeria Cesena, les victimes et les témoins affluent vers les permanences d’aide et d’accompagnement mises en place en mairie de Sept-Sorts.

Le Parisien: Sept-Sorts, ce lundi. Jean-Emmanuel, Thomas et Colette (de gauche à droite) ont été victimes ou témoins de l’attaque à la voiture-bélier dans la pizzeria Cesena le 14 août. C’est grâce au shih tzu de Colette que la fille de Jean-Emmanuel n’a pas été blessée par le véhicule. © LP/A.A. Sept-Sorts, ce lundi. Jean-Emmanuel, Thomas et Colette (de gauche à droite) ont été victimes ou témoins de l’attaque à la voiture-bélier dans la pizzeria Cesena le 14 août. C’est grâce au shih tzu de Colette que la fille de Jean-Emmanuel n’a pas été blessée par le véhicule.

«Ce petit chien est un héros, il a sauvé ma fille», lance Jean-Emmanuel à la vue de Happy et de sa maîtresse Colette. Ces heureuses retrouvailles ont eu lieu devant la mairie de Sept-Sorts (Seine-et-Marne) ce lundi en fin d’après-midi, une semaine après l’attaque à la voiture-bélier d’une pizzeria tuant une adolescente et faisant 12 blessés graves.

Quelques secondes avant le drame, la fille de 5 ans de cet habitant de La Ferté-sous-Jouarre était allée donner un bout de pizza à Happy. «C’est ça qui l’a sauvée», confie le papa avant de serrer Colette fort dans ses bras. Depuis vendredi et au moins jusqu’à ce mardi, juristes, avocats du barreau de Meaux et psychologue assurent une permanence en direction des victimes, de leurs proches et des témoins du drame. Ce lundi, Jean-Emmanuel, Colette et plus d’une dizaine d’autres se sont rendus à la mairie.

Pour les personnes touchées par cette attaque, le temps semble venu de se confier. «Les premiers jours, on résiste, estime José, le patron de la pizzeria. Puis on s’aperçoit qu’on dort moins bien la nuit, qu’on se réveille à une heure du matin. C’est dur de voir du sang, des jambes cassées.»

Certains n’ont «pas du tout envie d’en parler»

Habitante de Léchelle, près de Provins, Colette a hésité avant de se rendre à la permanence. «J’intériorise beaucoup, indique-t-elle. Mais c’est vrai que j’ai du mal à dormir. Une semaine après les faits, je commence à avoir des angoisses. Ma famille et mes amis m’ont conseillée de venir en parler.» Ce lundi, plusieurs employés du restaurant ont échangé avec la psychologue et avec les membres de l’association Aide aux victimes et médiation judiciaire. Certains n’ont «pas du tout envie de parler». «Ça va mieux mais j’ai préféré venir par précaution», confie Thomas, serveur.

Des nouvelles des victimes s’échangent sur le parvis de la mairie. Tous se connaissent, de près ou de loin. Tous partagent un objectif : faire le deuil de cette soirée de cauchemar.

Permanence ce mardi de 17 heures à 20 heures à la mairie de Sept-Sorts, au 21, rue de la Mairie. Renseignements par mail à victimes@avimej.org ou par téléphone au 01.75.78.80.10.

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