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Jour J pour l'avenir de la mosquée de Fréjus

logo de Le Figaro Le Figaro 20/03/2017 Stéphane Kovacs
figarofr: Des fidèles sont rassemblés à l'intérieur de la mosquée de Fréjus lors de son ouverture sur arrêté préfectoral, le 21 janvier. © Philippe Arnassan/PHOTOPQR/NICE MATIN Des fidèles sont rassemblés à l'intérieur de la mosquée de Fréjus lors de son ouverture sur arrêté préfectoral, le 21 janvier.

C'est un feuilleton judiciaire qui n'en a pas fini de rebondir. La mosquée de Fréjus (Var) va-t-elle être démolie, comme le demande le maire FN David Rachline, ou épargnée, bien qu'elle n'ait jamais obtenu de permis de construire régulier? La cour d'appel d'Aix-en-Provence rendra sa décision, ce mardi, sur le volet pénal du dossier.

Malgré plusieurs décisions de justice déclarant irréguliers ou illégaux les permis délivrés par l'ancienne municipalité les Républicains, cet édifice de 1500 m2, ouvert en janvier 2016, a jusqu'ici échappé à une démolition.«Encore heureux: on ne va pas détruire la maison de Dieu!, s'offusque Driss Maaroufi, le président de l'association El-Fath, qui gère la mosquée. Vous pensez vraiment que la mosquée va être détruite? Alors qu'il y a 500 à 600 personnes qui viennent y prier le vendredi? Ce serait du racisme!»

«La loi doit être la même pour tous»

Directeur de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle, David Rachline estime que «la loi doit être la même pour tous». «La situation n'est pas régularisable, car la zone est inondable, plaide le maire. N'importe quel Fréjusien aurait construit sa maison là, elle aurait été détruite dans le quart d'heure!» Le 8 mars, dans une procédure distincte de celle menée devant la cour d'appel, le tribunal administratif de Toulon avait jugé le permis de construire modificatif de 2013 illégal, le permis initial de 2011 étant quant à lui périmé quand les travaux avaient débuté. En première instance, en février 2016, le tribunal correctionnel de Draguignan avait condamné l'association El-Fath à 15.000 euros d'amende. L'ancien maire de Fréjus, Élie Brun, jugé coupable d'avoir délivré le permis de construire de façon frauduleuse, avait, lui, écopé d'une peine d'emprisonnement de dix-huit mois avec sursis et d'une interdiction d'exercer une fonction publique. Mais les juges du tribunal n'avaient pas suivi les réquisitions du parquet qui demandait la démolition du bâtiment.

Le ministère public est à l'origine de l'appel. Il a expliqué n'avoir pas assez d'éléments pour dire si la construction pouvait être régularisée a posteriori au regard du plan de prévention du risque d'inondation (PPRI) et a requis un supplément d'information. «Et les bâtiments tout autour de la mosquée, l'école, on va les détruire aussi?, interroge Driss Maaroufi. Nous, on a dépensé trop d'argent pour cette mosquée ; on ne s'arrêtera pas là. Est-ce que le maire a pensé à tous ces fidèles qui se retrouveraient sans lieu de prière? Si on n'a plus de mosquée, on ira prier à la mairie cinq fois par jour!»

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Plus d'info : le figaro.fr

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