Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

La ministre des Transports accusée de conflit d'intérêts

logo de L'Express L'Express 11/10/2018
La ministre chargée des Transports Élisabeth Borne, le 19 septembre 2018 à l'Elysée, à Paris © afp.com/ludovic MARIN La ministre chargée des Transports Élisabeth Borne, le 19 septembre 2018 à l'Elysée, à Paris

Selon Le Monde, Elisabeth Borne doit attribuer le marché de l'A79 auquel le groupe Eiffage, son ex-entreprise, est candidat.

La ministre des Transports Elisabeth Borne est visée par des accusations de conflit d'intérêts, révèle Le Monde, mercredi. En cause: l'attribution du marché de la future autoroute A79 auquel est candidat le groupe Eiffage et dans lequel la ministre a travaillé il y a près de dix ans.

La future autoroute A79 doit remplacer d'ici 2022 une portion de 92 kilomètres de la route Centre Europe Atlantique (RCEA) traversant l'Allier et la Saône-et-Loire. Cette voie est aujourd'hui surnommée la "route de la mort", en raison des nombreux accidents qui s'y produisent. Un appel d'offres a été lancé pour obtenir la gestion de ce marché. Cinq sociétés sont candidates, et la décision finale appartiendra à la ministre des Transports.

Parmi les prétendants : la société Eiffage. Problème : Elisabeth Borne a été directrice des concessions du groupe en 2007 et 2008. De quoi alimenter les accusations de conflit d'intérêts.

Une accusation "absurde"

La ministre des Transports devrait rendre sa décision d'ici quelques semaines sur la base d'un rapport d'expertise. "Dans un cas pareil, la ministre devrait se déporter. Ou alors la commission technique devrait rendre son rapport public pour que la décision ne fasse l'objet d'aucune suspicion", glisse au Monde un spécialiste du secteur. Selon le quotidien, un concurrent d'Eiffage a interrogé le ministère sur cette situation. Il lui aurait été répondu que les travaux de la commission ne seraient pas rendus publics, comme l'usage le prévoit.

Contacté par Le Monde, le cabinet d'Elisabeth Borne évoque une accusation "absurde". "Il n'y a pas la moindre suspicion possible de conflit d'intérêts, assure son entourage. Ce projet de concession n'existait même pas à l'époque où Mme Borne était directrice des concessions d'Eiffage. Elle n'a donc travaillé ni de près ni de loin sur ce projet".



AUSSI SUR MSN : Elisabeth Borne sur la hausse des taxes sur les carburants : «On augmente les impôts sur ce qui pollue»

Vidéos suggérées
VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

Téléchargez l'application Microsoft News pour Android ou iPhone, et soyez ainsi toujours au courant de l'actualité.

Publicité
Publicité

Plus de L'Express

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon