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Le découpage métropolitain, autre sujet sensible de la réforme territoriale

logo de Liberation Liberation il y a 5 jours Sibylle Vincendon
Une carte de France. (photo d'illustration) © JOEL SAGET Une carte de France. (photo d'illustration)

La conférence des territoires n'abordera pas l’épineux dossier de la fusion des départements dans le périmètre des métropoles avec notamment les cas du Grand Paris et de Marseille.

Parmi les questions qui ne seront pas à l’ordre du jour de la conférence des territoires ce lundi au Sénat, se trouve l’épineux dossier de la fusion des départements dans le périmètre des métropoles. Tout le monde a en tête le précédent de la métropole du Grand Lyon qui a «absorbé» la moitié du département du Rhône sans que cela fasse d’histoires, grâce à la bonne entente entre Michel Mercier (président du département du Rhône) et Gérard Collomb (patron de la métropole). Mais ailleurs, ce sera sans doute moins simple. Deux dossiers difficiles attendent en particulier le gouvernement sur ce sujet : Paris et Marseille.

La métropole du Grand Paris n’est pas terminée. Lors de sa création, les parlementaires ont veillé à ce qu’elle soit soigneusement rabotée sur ses ressources fiscales. Résultat : Patrick Ollier, son président, a alerté fin juin, sur le risque de «cessation d’activité» que courait la nouvelle institution. Le gouvernement va-t-il revoir l’équilibre entre les parts de fiscalité revenant à la métropole et aux communes ? Casse-gueule. Ce qui est bien dans les tuyaux, en revanche, c’est la fusion département-métropole. Le Grand Paris comporte déjà dans son périmètre, toutes les communes des trois départements de la première couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). L’absorption est, en quelque sorte, «prédécoupée».

Problème géométrique

Sauf que ni Stéphane Troussel, président de la Seine-Saint-Denis, ni Patrick Devedjian, pour les Hauts-de-Seine, ne veulent de cet avenir. Pour le premier, s’exprimant dans une tribune sur le site d’Europe 1, « il faudra expliquer par quel tour de force coupé en quatre petits morceaux la Seine-Saint-Denis fera progresser l’égalité et la redistribution des richesses ». Quant au second, il s’active à une fusion baroque des Hauts-de-Seine (première couronne) avec les Yvelines (seconde couronne). L’État aura certes le dernier mot mais le message à l’égard du Grand Paris est clair.

Pour Marseille, le problème est géométrique. Que restera-t-il des Bouches-du-Rhône une fois la fusion avec l’énorme métropole Aix-Marseille-Provence accomplie ? Enfin, pour les dix-neuf autres métropoles, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine, estime que cette fusion «pourrait concerner la moitié d’entre elles. On saura lundi si le gouvernement souhaite ouvrir ce chantier». Et la boîte à claques avec.

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