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Les charcutiers dénoncent une "nouvelle hausse brutale" des cours du porc

logo de L'Express L'Express il y a 4 jours lexpress.fr
Les charcutiers français s'alarment de la flambée des cours du porc. © SDP Les charcutiers français s'alarment de la flambée des cours du porc.

La Fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict) s'alarme, et dénonce "une nouvelle hausse brutale des cours du porc". L'organisme "alerte la distribution et les pouvoirs publics sur la nécessité de rouvrir les négociations commerciales avec les entreprises de charcuterie".

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La peste porcine africaine continue de se propager, notamment dans les pays d'Asie du Sud-Est et en particulier en Chine, où la moitié du cheptel pourrait être décimé fin 2019, souligne la Fict, qui évalue la hausse des cours en France depuis mars à 43% à ce jour.

"Situation de pénurie"

"Tous les experts prédisent un cours du porc en augmentation jusqu'à fin 2020, et un cours haut sur le long terme, pendant au moins 3 ans", estime Bernard Vallat, président de la Fict. La profession rappelle que le coût des matières premières représente en moyenne 50% du coût de production des produits commercialisés.

"Malgré un effort de la part de nombreuses enseignes de distribution, les renégociations tardives et insuffisantes du 1er semestre ont affecté économiquement les entreprises de charcuterie", déplore la Fict, qui réclame "une renégociation rapide de leurs contrats prenant en compte la récente évolution du prix du porc".

Hausse de l'exportation de viande de porc vers la Chine

L'exportation de viande de porc vers la Chine a augmenté de 40% sur le premier semestre 2019, selon la Fict, qui affirme que certaines entreprises françaises sont confrontées en conséquence à des livraisons partielles et des retards de livraison de leurs matières premières. "Les entreprises qui ne pourront pas passer les hausses nécessaires auprès des enseignes distributeurs risquent de se retrouver dans une situation de pénurie", indique la Fict.

Elle réclame "un mécanisme d'ajustement non réglementaire des contrats", basé notamment sur la prise en compte régulière de l'indice d'évolution (à la hausse comme à la baisse) des 24 pièces de découpe de porc sélectionnées. Le groupe de charcuterie-traiteur français Fleury Michon, qui a annoncé mardi une perte nette semestrielle de 8,8 millions d'euros, a mis en avant la flambée des cours du porc pour expliquer ce résultat.

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