Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Les différents s'accumulent entre le Medef et le gouvernement

logo de Le Figaro Le Figaro 14/11/2017 Cécile Crouzel

Pierre Gattaz a critiqué vivement mardi deux mesures annoncées par l'exécutif : l'instauration du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu en 2019 et le projet d'un bonus-malus sur les cotisations chômage.

figarofr: Pierre Gattaz est président du Medef depuis juillet 2013 © Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro Pierre Gattaz est président du Medef depuis juillet 2013

L'habitude s'était perdue depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Elle est revenue en force ce mardi. Pierre Gattaz, le patron des patrons, a profité de la conférence de presse mensuelle du Medef pour dire tout le mal qu'il pensait de certaines mesures du gouvernement. Premier visé: le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu (IR). Cette réforme, qui entrera en vigueur en 2019, consiste à prélever directement l'IR sur la feuille de paye. «Ce n'est pas à l'entreprise de collecter l'impôt! Ce n'est pas le moment de les distraire de leur but qui est d'innover, de chercher de la croissance, d'embaucher», a tonné le président du Medef, retrouvant sa pugnacité habituelle sous l'ère Hollande.

Craintes de tensions dans les entreprises autour de l'impôt

À vrai dire, les entreprises françaises collectent déjà deux grands prélèvements: la TVA et la CSG. Et nos voisins européens sont passés depuis longtemps au prélèvement à la source. Néanmoins, comme le souligne le Medef, l'IR hexagonal a deux particularités qui complexifient les choses: il comporte de nombreuses niches fiscales et est familialisé (il est calculé sur l'ensemble des revenus de tout le foyer). Résultat, deux salariés ayant une rémunération identique peuvent avoir à payer un IR très différent. Avec le prélèvement à la source, la dernière ligne de leur fiche de paye ne sera donc plus la même. Le Medef, comme la CPME (représentant des PME) d'ailleurs, craint que cela ne crée des tensions dans les entreprises. S'y ajoute le coût de l'adaptation des systèmes informatiques.

L'autre «coup de gueule» de Pierre Gattaz a porté sur le bonus-malus sur les cotisations patronales à l'assurance-chômage, que le gouvernement veut mettre en place pour dissuader les entreprises de trop recourir aux contrats courts. «Nous sommes dans une franche opposition à ce système», a rappelé Pierre Gattaz. Et de souligner que «la taxation des contrats courts a déjà été essayée par le passé (NDLR par un accord social de 2013) et elle n'a rien donné», et que «la flexibilité répond à un besoin», notamment dans certains secteurs d'activité. Sans compter que ce bonus-malus pourrait pénaliser les emplois les moins qualifiés, toujours selon le Medef.

Demande de création de nouveaux emplois aidés

En revanche, le patron des patrons s'est montré moins opposé envers les aides de l'État dans certains domaines. Et notamment pour les embauches de chômeurs de longue durée. «Les PME et les TPE font un effort en recrutant des personnes éloignées du marché du travail. Il faudrait une incitation temporaire, sur un, deux ou trois ans, sous forme de subvention par exemple, comme pour les emplois francs», a affirmé Pierre Gattaz. Le retour des emplois aidés en quelque sorte....

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon