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Les portables au collège, c'est bientôt fini

logo de Challenges Challenges 13/09/2017 Challenges

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, veut mettre en oeuvre la promesse de campagne d'Emmanuel Macron d'interdire les téléphones portables au collège pour "protéger nos élèves de la dispersion".

Jean-Michel Blanquer veut interdire les téléphones portables au collège: AFP © AFP AFP

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, veut mettre en oeuvre la promesse de campagne d'Emmanuel Macron d'interdire les téléphones portables au collège pour "protéger nos élèves de la dispersion". Dans un entretien publié mercredi dans l'Express, le ministre plaide par ailleurs pour la création d'une "cellule laïcité" afin d'aider les communautés éducatives à faire respecter les "valeurs de la République".

Deux annonces accueillies avec scepticisme par le syndicat SNES-FSU. "L'usage des téléphones portables est interdit en classe", rappelle Jean-Michel Blanquer. "Avec les principaux, les professeurs et les parents, nous devons trouver le moyen de protéger nos élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones". Il cite en exemple le Conseil des ministres, où les téléphones portables sont censés rester à l'entrée. "Il me semble que cela est faisable pour tout groupe humain", dit-il.

Concernant la laïcité, Jean-Michel Blanquer souhaite la création d'une cellule ad hoc au sein de l'Éducation nationale "pour répondre à tous les cas qui se présentent via les rectorats". Il évoque une petite équipe de juristes et d'experts disciplinaires qui viendrait en appui des écoles pour "aider les communautés éducatives à trouver les meilleures solutions afin que les valeurs de la République soient pleinement respectées et soient au centre de l'école".

"Je n'ignore pas l'ampleur sociétale du phénomène. Mais, au moins, mettons-nous en situation de le combattre", dit-il. Interrogée sur BFM TV, Frédérique Rolet, secrétaire générale de la SNES-FSU, a rappelé que des outils existaient déjà, comme l'observatoire de la laïcité. "Plutôt que de créer une énième structure, l'essentiel serait plutôt de voir quels sont les besoins des profs et d'essayer d'y répondre", a-t-elle dit.

Difficilement faisable

La Peep, une des deux grandes fédérations de parents d'élèves dans les établissements scolaires publics, a avoué mercredi son scepticisme sur l'interdiction des téléphones portables au collège, évoquée par le ministre de l'Éducation, s'interrogeant sur la faisabilité de cette mesure. "Pour nous, ce n'est pas une question déterminante. Le président (Emmanuel Macron) en avait parlé pendant sa campagne. La question est: +comment fait-on?+", a déclaré Gérard Pommier, le président de la Peep, lors de la conférence de rentrée.

Dans un entretien accordé à L'Express, le ministre Jean-Michel Blanquer rappelle que "l'usage des téléphones est interdit en classe". "Nous devons trouver le moyen de protéger nos élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones", indique-t-il. "En Conseil des ministres, nous déposons nos portables dans les casiers avant de nous réunir. Il me semble que cela est faisable pour tout groupe humain, y compris une classe", ajoute-t-il.

"Nous ne pensons pas que les conditions soient réunies", lui répond M. Pommier. "Imaginons un collège de 600 élèves. Ils mettent tous leur téléphone dans une boîte? Comment fait-on pour les stocker? Et pour les restituer à leur propriétaire" à la fin des cours?, a ajouté le président de la Peep, qui pointe des problèmes de locaux et de personnel.

Apprentissage de la division en CE1

Dans le chapitre éducation du programme de campagne d'Emmanuel Macron figurait en bonne place l'interdiction des portables dans l'enceinte des écoles primaires et des collèges, une proposition qui avait déjà suscité quelques doutes chez les fédérations de parents d'élèves et les syndicats enseignants. Qui rappelaient que la plupart des règlements intérieurs des établissements interdisent déjà le portable en classe.

Interrogé sur la suppression du prédicat --terme grammatical qui avait causé l'émoi il y a quelques mois--, le retour de l'apprentissage de la division dès le CE1, également évoqués par M. Blanquer dans son entretien, la Peep estime qu'il s'agit de "querelles de spécialistes". "On a l'impression qu'on lance des sujets pour éviter d'aller à l'essentiel. À savoir la réussite de tous les élèves", a conclu M. Pommier.

(Avec Reuters et AFP)

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