Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Obligées de s'inscrire en ligne, les "nounous" appelées à la grève le 19 novembre

logo de L'Express L'Express 08/11/2019 lexpress.fr

Une réforme qui oblige les "nounous" à se référencer sur le site de la Caisse d'allocations familiales suscite la colère de la profession.

Les assistantes maternelles manifestant en gilets roses le 9 mars 2019 © Hans Lucas Les assistantes maternelles manifestant en gilets roses le 9 mars 2019

Elles dénoncent un "flicage". Les quelque 318 000 "nounous" de France sont appelées à faire grève le 19 novembre pour protester contre une réforme qui les oblige désormais à se référencer sur le site de la Caisse d'allocations familiales.

"Le gouvernement a fait le choix d'une méthode coercitive qui, sous prétexte de faciliter la mise en relation avec des parents employeurs, consiste en réalité en un véritable flicage" de l'activité des assistants maternels, ont dénoncé ce vendredi dans un communiqué le collectif des Assistants maternels en Colère/Gilets Roses et les fédérations CGT et FO.

LIRE AUSSI >> Les nounous manifestent contre la réforme du chômage

L'objet de leur colère est un article du projet de loi de financement de la "Sécu" pour 2020, qui vise à améliorer, pour les parents, l'accès aux places de garde disponibles. Pour ce faire, les assistants maternels devront désormais se référencer sur le site monenfant.fr, et y actualiser régulièrement leurs disponibilités, sous peine de perdre leur agrément.

Crainte d'un démarchage commercial intempestif

"Il faudrait que cela soit facultatif", a indiqué Émilie Ferbos, l'une des porte-parole du collectif. Selon elle, beaucoup de "nounous" sont réticentes à publier leurs coordonnées complètes, et notamment leur adresse, sur un site web accessible à tous - par crainte notamment de subir du démarchage commercial intempestif.

En outre, les assistantes maternelles devront désormais indiquer leurs tarifs, ce qui va induire selon Émilie Ferbos une "concurrence" et un "nivellement par le bas" des rémunérations. Chaque "nounou" qui souhaiterait se joindre à ce mouvement de protestation pourra opter pour une grève totale, ou éventuellement pour un "service minimal" afin de ne pas trop pénaliser les familles, a encore précisé la porte-parole.

Au début de l'année, les "nounous" s'étaient déjà mobilisées contre un projet de réforme de l'assurance chômage qui leur aurait fait perdre leur système spécifique d'indemnisation. Réforme qui a finalement été abandonnée.

Publicité
Publicité

Plus de L'Express

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon