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Policier tué aux Champs-Elysées : un vendredi sous haute tension

logo de Europe 1Europe 1 il y a 4 jours Rédaction Europe1.fr

La fusillade mortelle survenue jeudi soir en plein Paris promet un dernier jour de campagne présidentielle mouvementé.

Policier tué aux Champs-Elysées : un vendredi sous haute tension © AFP Policier tué aux Champs-Elysées : un vendredi sous haute tension

Paris encore frappée en plein coeur. L'attentat qui a tué un policier sur les Champs-Elysées jeudi soir annonce un vendredi agité, alors que se termine à 23h59 la campagne présidentielle. François Hollande tient à 8h un conseil de défense après cet attentat terroriste revendiqué par l'État islamique et commis par un assaillant dont l'identité a été "connue et vérifiée". 

Les principales infos à retenir

- François Hollande a convoqué un conseil de défense à 8h

- L'attentat a été revendiqué par l'État islamique

- Polémique sur la fin de campagne présidentielle

Conseil de défense à 8h et hommage national au policier

François Hollande a "convoqué" un conseil de défense à 8h, à l'issue jeudi soir d'une réunion de crise au cours de laquelle le Chef de l'Etat s'est entretenu avec le Premier ministre Bernard Cazeneuve et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Matthias Fekl et Jean-Jacques Urvoas. 

François Hollande s'est dit "convaincu" que la fusillade était "d'ordre terroriste", promettant d'être d'une "vigilance absolue" pour sécuriser la présidentielle, dont le premier tour se tient dimanche. Le Chef de l'Etat a annoncé qu'un "hommage national" sera rendu au policier tué.

Une attaque revendiquée très vite par l'État islamique

L'attaque, qui a eu lieu vers 21H00, a été presque aussitôt revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), à l'origine de la plupart des attentats, parfois de masse, qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France.

"L'auteur de l'attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'Etat islamique", selon un communiqué publié par son organe de propagande Amaq.

L'identité de l'assaillant "connue et vérifiée"

"L'identité de l'attaquant est connue et a été vérifiée", a indiqué le procureur de la République de Paris, François Molins, se refusant à la dévoiler en raison des nécessités de l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste

L'homme était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers et avait été arrêté le 23 février, avant d'être remis en liberté par la justice faute de preuves suffisantes, selon des sources proches de l'enquête. Il avait déjà été condamné en 2005 à quinze ans de réclusion pour tentatives d'homicide volontaire sur un policier, un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci, en Seine-et-Marne.

Une fin de campagne agitée

Les principaux candidats à la présidentielle, qui défilaient sur un plateau de télévision pour un dernier grand oral, ont dénoncé l'attentat et apporté leur soutien aux forces de l'ordre. Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron ont annulé leurs derniers déplacements prévus vendredi. 

Le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a lui souhaité "ne pas interrompre le processus de notre démocratie de manière à bien démontrer que les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains". Son entourage a confirmé le maintien de son programme pour vendredi.

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