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Pour François Hollande, la qualité de la campagne est "assez basse"

logo de leJDD leJDD 09/03/2017 Aymeric Misandeau

Devant un Conseil des ministres élargi réuni mercredi, François Hollande s'est dit inquiet d'une campagne présidentielle "inédite" qui n'a pas "vraiment commencé" à 45 jours du premier tour, rapporte Le Monde. Le président de la République juge que "les partis de gouvernement" sont "dans une situation difficile".

© Fournis par JDD

En Conseil des ministres, François Hollande a commenté la campagne présidentielle. (Sipa)

Lors d’un Conseil des ministres élargi mercredi, François Hollande a donné aux membres du gouvernement son opinion sur la campagne présidentielle. Et il n’est pas tendre, d’après Le Monde. "La qualité est assez basse, juge-t-il. Les Français ne s’y retrouvent pas pour l’instant. Ils pensent qu’on ne s’occupe pas de leurs vraies préoccupations."

Le président de la République évoque une campagne "inédite" qui "à 45 jours" du premier tour n’a "pas vraiment commencé". Un retard au démarrage qui inquiète l’actuel locataire de l’Elysée, d’autant qu’il estime les "partis de gouvernement" sont "dans une situation difficile". Ce qui pourrait profiter au Front National, alors qu'il a fait lundi de la défaite de Marine Le Pen son "ultime devoir", inquiet de la montée de l'extrême droite et de sa possible arrivée au pouvoir. Il estime que les candidats présents "ne parviennent pas à trouver les bons arguments" contre le programme de Marine Le Pen.

François Hollande pense qu'il pourrait battre Marine Le Pen

François Hollande semble regretter d'avoir renoncé à se présenter, apparemment convaincu qu’il aurait été en capacité de l’emporter en mai prochain s’il avait pu échapper à la primaire de janvier, dont il avait pourtant accepté le principe. D’ailleurs, d’après Le Parisien citant l'entourage du chef de l'Etat, François Hollande ne serait pas loin de penser qu'il est le seul capable d'affronter Marine Le Pen et de réconcilier la gauche.

Contraint de renoncer à se propre succession en décembre 2016, François Hollande se montre sévère contre les primaires, des élections "qui ne correspondent pas à la Ve République et à l’élection présidentielle", bien qu’elles lui aient permis d’obtenir l’investiture socialiste en 2011. Il juge aussi "épouvantable" et "dangereuse" l’idée d’un débat entre les cinq grands candidats (sur TF1 le 20 mars et France 2 le 20 avril). Selon lui, cela conduirait à un "nivellement" par le bas entre les candidats.

Toujours selon le quotidien, un matelas de sécurité de 500 parrainages à son nom aurait été mis de côté au cas où le président déciderait de se présenter en candidat "joker". Le président n’a pour l’heure pas donné d’indice sur le candidat sur lequel il jettera son dévolu en avril. Il appelle même le gouvernement à "la cohésion" et à continuer de "travailler pour les Français". "La liberté d’expression doit être maîtrisée", recommande-t-il à ses ministres, alors que leur coeur balance entre un soutien à Benoît Hamon ou à Emmanuel Macron.

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