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Pour tenter de renouer avec sa base, La République en marche lance le tirage au sort d'une partie de son conseil national

logo de Franceinfo Franceinfo 06/10/2017 Franceinfo

La République en marche lance vendredi un appel à candidatures auprès de ses adhérents. Ils peuvent postuler pour être parmi les 200 membres tirés au sort afin de siéger au Conseil national, qui sera chargé d'élire un délégué général en novembre. 

© Fournis par Francetv info

La République en marche se structure. Le parti d'Emmanuel Macron lance vendredi 6 octobre un appel à candidatures auprès de ses adhérents. Tous peuvent participer à un tirage au sort qui désignera 200 volontaires pour siéger au Conseil national. Cette instance sera chargée de désigner en novembre le délégué général du mouvement. L'appel à candidatures vise notamment à rassurer la base du parti, qui se sent un peu déboussolée depuis l'élection présidentielle.

Pas assez de démocratie au sein du mouvement

Les militants sont parfois un peu perdus quant à la stratégie d'En Marche. Pendant la campagne, ce marcheur du sud-ouest, qui a souhaité rester anonyme, débordait d'enthousiasme. Aujourd'hui, il décrit un parti désincarné, qui a perdu le contact avec sa base. "Des gens nous appellent, toujours sous un aspect convivial : on se tutoie, on est copains. On ne sait pas à qui on s'adresse", déplore cet adhérent.

"Vous avez un QG là-haut, on ne sait pas trop qui fait quoi et on a de la peine à pouvoir émettre des doutes."

Un marcheur du sud-ouest

à franceinfo

Pour beaucoup de marcheurs, ces doutes portent sur la démocratie au sein du mouvement. Militant actif, Maxime a tiqué cet été quand Paris a envisagé de désigner sans consultation les responsables locaux. "J'ai eu peur que les gens de ma circonscription soient crispés". Selon lui, avec cette démarche, il y a le risque de "se dire 'on n'a pas eu le choix aux législatives, on va pas avoir le choix de notre référent départemental'".

Des adhérents minoritaires au moment du vote

Pour éviter la colère, la direction d'En Marche a revu sa copie. C'est finalement Paris qui tranchera mais sur des propositions des militants. Sous la pression également, le poids des adhérents au parlement du parti a été porté de 20 à 25%. Laurent a d'ailleurs décidé d'être volontaire pour le tirage au sort. "D'une manière générale, je ne suis pas pour le tirage au sort mais, dans ce cas-là, je trouve que c'est une bonne idée puisque ça permet d'éviter les nominations. Il n'y aura pas de favoritisme. Ça permet d'être assez transparent."

Malgré cette transparence, les adhérents seront minoritaires au moment de désigner le chef du parti. Parmi les votants, 75% seront des parlementaires, des élus, des ministres et des référents départementaux. Un proche d'Emmanuel Macron le reconnait : l'Élysée suit de très près le dossier.

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