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Pourquoi les femmes gilets jaunes défilent de leur côté

logo de BFMTV BFMTV 20/01/2019 Céline Penicaud avec AFP
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Plusieurs centaines de femmes gilets jaunes ont une nouvelle fois manifesté ce dimanche dans plusieurs villes de France. Si certaines de leurs revendications sont communes à celles de leurs acolytes qui défilent tous les samedis, elles défendent également des positions propres aux femmes.

Des femmes gilets jaunes manifestent à Paris le 20 janvier 2019 © ERIC FEFERBERG / AFP Des femmes gilets jaunes manifestent à Paris le 20 janvier 2019

C'est la deuxième "marche des femmes" organisée à travers la France. Ce dimanche, de nombreuses Françaises ont défilé dans les rues de Paris, Bordeaux ou encore Toulouse, deux semaines après leur premier rassemblement qui avait réuni entre 300 et 500 personnes

"Mamans en colère"

L'occasion pour les citoyennes d'appuyer les propos tenus par leur homologues du samedi, mais aussi de mettre en lumière les problèmes spécifiques traversés par les femmes. A Paris, où environ 150 Françaises ont défilé de la Tour Eiffel à la place de la Bastille, plusieurs manifestantes étaient coiffées d'un bonnet phrygien de Marianne, tandis que d'autres arboraient des gilets jaunes sur lesquels on pouvait lire "mamans en colère". 

"Je trouve que les femmes sont particulièrement touchées en France par le chômage, les salaires bas", analyse l'une d'elles au micro de BFMTV. "Moi je fais appel à mes parents pour avoir des vêtements pour mes enfants. Je n'ai aucune aide de personne. Ça ça existe en France et je ne pense pas être la seule dans cette situation là."

Un sentiment partagé par une autre manifestante, qui regrette que le marché du travail soit particulièrement bouché pour les femmes:

"Nous en étant à la campagne, la seule possibilité de travail pour les femmes c'est du ménage. Mais bien sûr il faut le permis, et on ne l'a pas, donc pas de travail", explique-t-elle sur notre antenne. 

Se détacher des violences

A Bordeaux, plusieurs hommes se sont mêlés au cortège, qui réunissait en tout 120 individus selon la préfecture. Pour Geneviève, retraité de 63 ans qui fait partie du cortège, manifester entre femmes le dimanche permet de prouver que le mouvement des gilets jaunes n'est pas composé que de casseurs.

"Le dimanche, il y a moins de CRS pour nous trousser", plaisante-t-elle auprès de l'AFP. "Malheureusement, on ne parle pas de notre mouvement car on est pacifiste. On ne parle que des casseurs. C'est dommage qu'il faille qu'il y ait de la casse pour qu'on soit entendus", regrette-t-elle. 

"Le gouvernement veut nous faire passer pour des casseurs, mais aujourd'hui nous sommes des mères, des grands-mères, nous sommes les filles, les sœurs de tous les citoyens, et nous voulons dire que (...) notre colère est légitime", argumentait une autre manifestante le 6 janvier. "C'est lors des crises sociales que les droits des femmes sont le plus en danger".

RIC, taxes et violences policières au menu

A Toulouse, ce sont environ 130 personnes, dont quelques hommes, qui ont défilé dans le calme dans la matinée. Les femmes étaient une centaine à manifester à Metz, 200 à Douai (Nord), ou encore près de 300 à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor). Et souvent, ce sont revendications similaires à celles des manifestants du samedi qui sont mises en avant. 

"Je me bats pour les taxes, pour le retour de l’ISF, et le RIC surtout", explique une manifestante au micro de BFMTV.  "Trop de taxes, trop de mépris de la part de nos gouvernants", enchérit Michelle, une commerçante retraitée, auprès de l'AFP.

"Les gens sont malheureux parce que méprisés, pressés comme des citrons", poursuit Michelle. "Ils sont conscients que les gouvernement ne les écoute pas", ajoute Léa, 40 ans.

Comme samedi, les Françaises ont également levé la voix contre les violences policières survenues lors des manifestations antérieures. A Lorient, elles ont dénoncé "police partout, justice nulle part", alors qu'à Saint-Brieuc, les femmes en tête de cortège portaient de fausses traces de blessures au visage, pour symboliser les "coups portés par le gouvernement". 

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