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Samu : enquête ouverte après la mort d'un patient

logo de L'Express L'Express 16/05/2018

La famille d'un septuagénaire, mort en mars, reproche au Samu son intervention trop tardive.

Une ambulance du Samu à Paris. © (Loïc Venance/AFP) Une ambulance du Samu à Paris.

Une semaine après les révélations autour de la mort de Naomi Musenga, une autre enquête a été ouverte au Samu de Cahors cette fois-ci. La famille d'un septuagénaire mort le 31 mars dernier a porté plainte pour non-assistance à personne en danger. Sa veuve accuse le Samu d'avoir trop tardé à répondre à ses appels alors que l'état de son mari se détériorait.

Renvoyés vers le médecin de garde

Selon France 3 Occitanie qui a révélé cette nouvelle affaire, un habitant de Concots (Lot), au sud-est de Cahors, qui souffrait d'emphysème et était sous assistance respiratoire, s'est trouvé mal dans la soirée du 31 mars. Son épouse a dû appeler à deux reprises le numéro du Samu avant qu'on lui conseille d'appeler un médecin de garde. A son arrivée, ce dernier a d'abord fait appel à une ambulance privée, avant de finalement contacter le Samu alors que l'état du patient s'aggravait. Mais l'équipe du Samu n'a pu ranimer l'homme.

Cette affaire fait écho au décès en décembre de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans dont l'appel n'avait pas été pris au sérieux par une opératrice du Samu à Strasbourg. Le dossier a soulevé une vague d'indignation et entraîné l'ouverture de plusieurs enquêtes. La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait alors pointé de "graves dysfonctionnements".

Le Samu réfute tout "dysfonctionnement"

"L'affaire a été traitée de façon très professionnelle", a affirmé de son côté le docteur Thierry Debreux le médecin chef du Samu, pour qui il n'y a "pas eu de dysfonctionnement". "A la différence de l'affaire de Strasbourg, un médecin est entré en contact avec le patient, il a ensuite envoyé un médecin de garde", a indiqué le médecin. Le Dr Debreux a précisé que "la permanencière a orienté l'appel sur le régulateur de la médecine libérale" qui a pu "interroger le patient et lui donner des conseils".

Par ailleurs, le Samu du Lot est mis en cause pour deux décès intervenus en 2012 et 2013 dans le cadre d'une enquête confiée à un juge d'instruction de Cahors, a indiqué l'avocat des familles. "Dans ces deux dossiers on peut parler de dysfonctionnements", a souligné l'avocat qui n'a pas souhaité "en dire plus sur des affaires à l'instruction".

AUSSI SUR MSN: Affaire Naomi Musenga : réforme envisagée pour le Samu

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