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Donald Trump évoque une possible option militaire au Venezuela

logo de Liberation Liberation 12/08/2017 LIBERATION
Donald Trump, le 11 août 2017 à Bedminster © JIM WATSON Donald Trump, le 11 août 2017 à Bedminster

Après avoir sanctionné début août le président vénézuélien Nicolas Maduro, qualifié de «dictateur», les États-Unis n'excluent pas d'intervenir militairement, affirme le président américain. Sans autres précisions.

«Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire», a lancé vendredi Donald Trump depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est en vacances.

Appelé à donner des précisions sur cette annonce, qui intervient dans une période d’extrême tension avec la Corée du Nord, le président américain est resté évasif. «Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n’est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent», a-t-il seulement ajouté, entouré du secrétaire d’Etat Rex Tillerson et de l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley. Interrogé sur cette annonce, le Pentagone s’est borné à indiquer, par la voix de son porte-parole Éric Pahon, qu’il n’avait «à ce stade» reçu aucune consigne sur ce dossier.

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a qualifié d'«acte de folie» cette déclaration du président Trump. En cas d’agression, «nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé», a déclaré Vladimir Padrino.

Washington et Caracas, qui n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010 mais dont les relations s’étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l’industrie pétrolière. Début août, les États-Unis ont infligé des sanctions au président vénézuélien qu’ils ont qualifié de «dictateur».

Maduro demande à discuter avec Trump

La réaction de Washington est survenue au lendemain de l’élection controversée de l’Assemblée constituante voulue par le président socialiste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts. Rejetée par l’opposition et des pays occidentaux, cette assemblée l’a confirmé à l’unanimité dans ses fonctions de «président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela».

Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d’État étranger en exercice. Nicolas Maduro est seulement le quatrième à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un groupe composé du président syrien Bachar al-Assad, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et du président zimbabwéen Robert Mugabe.

Jeudi, Nicolas Maduro a dit souhaiter «une conversation» avec son homologue américain. «S’il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l’intéresse», a-t-il affirmé lors d’un discours devant l’Assemblée constituante. La Maison-Blanche a confirmé que le président vénézuélien avait sollicité une conversation avec Donald Trump vendredi, mais a implicitement indiqué que sa demande n’avait pas été acceptée.

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