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Iran: Trump reconduit la levée des sanctions mais il menace d'un ultimatum

logo de L'Express L'Express 12/01/2018

Le président des États-Unis annonce de nouveau pouvoir se retirer "à tout moment" de l'accord sur le nucléaire iranien.

Le président américain Donald Trump à Washington, le 12 janvier 2018. © afp.com/Brendan Smialowski Le président américain Donald Trump à Washington, le 12 janvier 2018.

Donald Trump va confirmer la suspension des sanctions économiques contre l'Iran, levées dans le cadre de l'accord sur le nucléaire, mais pour la "dernière" fois, a annoncé vendredi la Maison Blanche. Le président américain menace de nouveau de se retirer "à tout moment" de l'accord sur le nucléaire iranien.

"C'est la dernière suspension qu'il va signer"

Donald Trump a ainsi exigé vendredi que l'"accord" avec les Européens qui vise à durcir les conditions du texte de 2015 "remédie aux terribles lacunes" de ce dernier. Sinon, les États-Unis se retireront de cet engagement international.

"C'est la dernière chance. En l'absence d'un tel accord, les États-Unis ne suspendront pas à nouveau les sanctions" contre l'Iran levées depuis 2015 "afin de rester dans l'accord sur le nucléaire iranien", a prévenu le président américain dans un communiqué. "Et si à tout moment j'estime qu'un tel accord n'est pas à notre portée, je me retirerai de l'accord" de 2015 "immédiatement", a-t-il menacé.

La prochaine échéance de suspension des sanctions sera dans 120 jours, pour les principales d'entre elles.

Par ailleurs, le Trésor américain a imposé vendredi de nouvelles sanctions ciblées contre 14 personnes ou entités iraniennes pour des "violations des droits de l'Homme" ou en lien avec le programme balistique controversé de Téhéran.

De nouvelles sanctions ciblées

Ces sanctions visent en premier lieu le chef de l'Autorité judiciaire, Sadegh Amoli Larijani. Selon un autre haut responsable de l'administration Trump, sa présence sur la liste des personnes sanctionnées "aura des conséquences politiques sérieuses" car cela revient à frapper "le sommet du régime", mais les États-Unis assument ce "message fort".

Selon le Trésor, il est responsable à son poste de la mise en oeuvre de verdicts "en contravention avec les obligations internationales de l'Iran, y compris l'exécution de personnes qui étaient mineures au moment de leurs crimes" ou "la torture" de prisonniers dans le pays.

La prison de Rajaee Shahr, où "sont emprisonnés de nombreux Iraniens qui ont récemment protesté contre leur gouvernement", dans une vague de manifestations qui ont fait 21 morts, est aussi visée par les nouvelles sanctions, ainsi que des industries de défense iraniennes, le Conseil suprême pour le cyberespace ou encore une organisation de cyberdéfense qui dépend du corps d'élite des Gardiens de la révolution.

Ces nouvelles sanctions n'ont pas de lien direct avec le programme nucléaire iranien, car réimposer les mesures punitives levées depuis l'accord de 2015 aurait entraîné sa mort immédiate.

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