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La Chine face à un nouvel épisode de grippe aviaire

logo de Liberation Liberation 16/02/2017 Zhifan Liu
Un patient atteint du virus H7N9, dans un hôpital de Wuhan, en Chine, le 12 février. © STR Un patient atteint du virus H7N9, dans un hôpital de Wuhan, en Chine, le 12 février.

La propagation du virus H7N9 s'est accélérée au mois de janvier dans le pays, régulièrement confronté à ce type de crise.

L’année du coq ne démarre pas sous les meilleurs auspices en Chine : 79 personnes ont succombé à la grippe aviaire de type H7N9 sur le seul mois de janvier 2017. L’an dernier à cette même période, seuls cinq cas mortels avaient été révélés. Depuis le début de l’hiver, le bilan est de 100 victimes.

Le virus H7N9, qui a la particularité de ne développer aucun symptôme chez les volailles infectées, n’est détectable que lorsqu’il entre en contact avec l’homme, ce qui complique l’action des autorités sanitaires. En 2013, la Chine avait déjà observé une propagation du H7N9 sur son territoire, qui avait fait 36 victimes.

Volailles «fraîchement égorgées»

L’OMS explique ce phénomène par l’arrivée anticipée de la grippe saisonnière conjuguée à la contamination des poulets dans les marchés ouverts de Chine: «La majorité des cas humains exposés au virus H7N9 l’ont été au contact de volailles infectées ou d’environnements contaminés, tels que les marchés à la volaille.»

Le mode de vie des populations sud asiatiques est propice à la propagation du virus de la grippe aviaire. Dans le quotidien China Daily, un expert avance que la préférence de la population chinoise pour les volailles «fraîchement égorgées» au lieu de denrées congelées accentue les risques. Plusieurs marchés ont été contraints à la fermeture comme dans la ville de Canton, qui a aussi suspendu la commercialisation de volailles vivantes.

La Chine, troisième producteur de poulets de chair au monde et deuxième consommateur de volailles après les Etats-Unis, a déjà ordonné l’abattage de plus de 175 000 animaux.

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