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La Cour suprême met son veto à une exécution en Arkansas

logo de L'Express L'Express 18/04/2017
Dans l'Arkansas, les sédatifs manquent. Du coup, l'État s'apprêtait à exécuter deux condamnés à mort par jour. © afp.com/PAUL BUCK Dans l'Arkansas, les sédatifs manquent. Du coup, l'État s'apprêtait à exécuter deux condamnés à mort par jour.

Le gouverneur de l'Arkansas voulait faire exécuter huit condamnés à mort en seulement quelques jours. La raison? La date de péremption des stocks de sédatif qui se rapproche.

C'est le dernier rebondissement judiciaire sur le front de la peine de mort dans l'Arkansas. La Cour suprême des Etats-Unis a mis son veto lundi à une demande de dernière minute des autorités de cet Etat du sud de procéder à une exécution.

L'Arkansas avait demandé le feu vert de la Cour suprême pour cette exécution, la première depuis plus d'une décennie. Cet Etat entendait procéder à huit exécutions entre le 17 et le 27 avril, à un rythme sans précédent, qui a suscité une mobilisation internationale des opposants à la peine capitale.

Un échec pour le gouverneur républicain de l'Arkansas

Don Davis devait être le premier des condamnés à mort et son exécution était initialement prévue ce mois-ci. La décision de la Cour suprême des Etats-Unis est intervenue quelques minutes avant que l'ordre d'e l'exécuter n'expire.

Ce dernier développement représente un échec pour le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui plaide pour des exécutions à un rythme accéléré.

"Bien que la journée ait été épuisante pour toutes les personnes concernées, nous continuerons demain de nous battre contre les appels de dernière minute et les efforts pour s'opposer à la justice pour les familles des victimes", a déclaré le gouverneur dans un communiqué. L'Etat de l'Arkansas continuera d'aller de l'avant pour procéder à l'exécution des autres détenus, a-t-il indiqué.

Le bromure de vécuronium en question

L'affaire a lieu aussi alors qu'une substance très controversée utilisée pour les exécutions par injection dans plusieurs Etats américains, le bromure de vécuronium, est de plus en plus difficile à obtenir. Plusieurs compagnies pharmaceutiques, en particulier en Europe, l'interdisent pour des exécutions.

Les opposants à la peine de mort font valoir que cette substance entraîne une longue agonie, provoquée par la paralysie des muscles. Les exécutions prévues en Arkansas ont suscité l'émoi à l'étranger. L'Union européenne a exhorté le gouverneur de l'Etat à "commuer" les sentences.

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