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La Rwandaise Louise Mushikiwabo désignée : retour de l'Afrique à la tête de la Francophonie

logo de L’Obs L’Obs 12/10/2018 L'Obs

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Le Rwanda a pourtant remplacé le français par l'anglais en tant que langue obligatoire à l'école.

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a nommé à sa tête ce vendredi la Rwandaise Louise Mushikiwabo, ont indiqué les délégations rwandaise et française.

Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, a été nommée secrétaire générale de l'OIF par consensus lors d'une réunion à huis clos au dernier jour du sommet à Erevan, malgré les nombreuses critiques qui pointent du doigt le peu de cas que le Rwanda ferait des droits fondamentaux et de la défense du français.

Il n'y avait pas de suspense : la sortante, la Canadienne d'origine haïtienne Michaëlle Jean, a vu ses minces chances s'envoler avant même le sommet, quand le Canada et le Québec lui ont retiré leur soutien.

Le retour de l'Afrique

L'OIF réunit 84 États et gouvernements "ayant le français en partage", dont 26 observateurs et quatre "membres associés", un stade supérieur qui permet de participer à davantage de réunions mais sans cependant octroyer de droit de vote. L'Afrique regroupe 27 des 54 États membres ayant droit de vote.

La nomination acquise de Louise Mushikiwabo consacre le retour du continent à la tête de l'Organisation, qui avait toujours été dirigée par des Africains depuis sa création en 1970, et entérine son rôle incontournable de locomotive de la Francophonie.

"L'épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo", a ainsi souligné jeudi le président français Emmanuel Macron.

Avec sa démographie dynamique, l'Afrique représentera 85% des francophones en 2050, sur un total de 700 millions, contre 274 millions aujourd'hui, selon l'OIF.

Le Rwanda, pays bilingue

Le Rwanda a pourtant remplacé le français par l'anglais en tant que langue obligatoire à l'école, et a rejoint le Commonwealth, pendant anglophone de l'OIF. C'est d'ailleurs en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre des Affaires étrangères.

Mais le plurilinguisme n'est pas contraire à la défense du français, a estimé Emmanuel Macron. "Le combat fondamental pour notre langue est un combat pour le plurilinguisme", a-t-il lancé.

Le président français était un fervent soutien de la candidature rwandaise, en dépit des débats sur la protection des droits fondamentaux au Rwanda. La charte de l'OIF a en effet inscrit "le soutien aux droits de l'Homme" parmi ses missions premières.

Jeudi, l'OIF avait fait entrer comme observateurs trois nouveaux pays, l'Irlande, Malte et la Gambie, et l'État américain de Louisiane. L'Arabie saoudite, qui souhaitait également ce statut, a demandé le "report" de sa demande d'adhésion. Elle suscitait une certaine hostilité, en plein scandale de la disparition d'un journaliste critique du régime de Ryad, Jamal Khashoggi, jamais revu après être entré au consulat saoudien d'Istanbul le 2 octobre.


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