Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Les djihadistes évacués de Raqqa vont-il rentrer pour frapper la France?

logo de leJDD leJDD il y a 4 jours Michaël Bloch

Des centaines de djihadistes ont été évacués de Raqqa en octobre, dont plusieurs Français. Vont-ils essayer de revenir pour frapper la France?

Des centaines de djihadistes ont été évacués de Raqqa en octobre, dont plusieurs Français. Vont-ils essayer de revenir pour frapper la France? © Reuters Des centaines de djihadistes ont été évacués de Raqqa en octobre, dont plusieurs Français. Vont-ils essayer de revenir pour frapper la France?

C'est l'une des dernières grandes batailles menées par la coalition internationale contre l'Etat islamique en Syrie. Elle a eu lieu il y a un mois à Raqqa, capitale autoproclamée de l'organisation. Pour faire tomber le dernier bastion de l'Etat islamique, les autorités locales décident alors de négocier un accord les djihadistes : leur reddition en échange de leur évacuation. "Un accord local a certes permis à certains djihadistes de fuir en échange d'une accélération de la reprise de Raqqa. Mais ils n'iront pas très loin. Ils se regrouperont dans un dernier réduit qui, lui aussi, finira par tomber et ce sera la fin de l'organisation Daech en Syrie. C’est leur chant du cygne", se rassurait le 23 octobre le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dans le JDD.

Or, selon la BBC, des milliers d'habitants de Raqqa se seraient enfuis par ce biais dont des centaines de djihadistes. Et parmi eux des Français qui auraient profité de leur fuite pour rentrer dans l'Hexagone dans le but de perpétrer de nouvelles attaques. "Il y a des frères français de notre groupe qui sont rentrés en France pour commettre des attentats. Ils ont appelé cette opération le "jour du jugement", raconte ainsi un djihadiste à la BBC.

La question du retour des djihadistes français

La question du retour des djihadistes français du théâtre irako-syrien est une question qui est suivie de très près par les services de renseignement, même si pour le moment il y en a eu très peu : "Actuellement, le scénario privilégié n'est pas celui d'un retour massif. Le robinet s'est tari : depuis janvier, 9 cas de retour ont été répertoriés, dont les deux tiers sont des femmes accompagnées d'un ou plusieurs enfants. Nous sommes désormais face à des combattants assez déterminés à rester sur les zones de repli de l'État islamique, dans l'hypothèse d'être projetés en Malaisie, en Indonésie ou en Afghanistan. La DGSI compte près de 160 liaisons qui permettent notamment de 'tracer' les passages des 'returnees' de chaque pays. Nous ciblons des Français et des étrangers pouvant être projetés chez nous", a ainsi rappelé lundi le patron de la DGSI Laurent Nunez dans Le Figaro. Le nombre de Français encore présents dans la zone reste incertain : on y dénombrait au début de l'année près de 700 adultes, dont 300 femmes, et 400 enfants. 

Plusieurs sources interrogées par le JDD dimanche ne croyaient pourtant pas à une nouvelle action possible de grande ampleur de l'Etat islamique sur le territoire français, comme lors du 13 novembre 2015 : "La menace d'une action projetée est très faible", notait ainsi une source proche des services de renseignements. "Avec la perte de territoires, l'hécatombe dans les rangs des djihadistes et la Turquie qui bloque ses frontières, la possibilité est minime", complétait un policier antiterroriste, qui jugeait peu probable l'existence de commandos dormants.

Publicité
Publicité

Plus de leJDD

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon