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Syrie : des preuves trouvées sur des attaques chimiques en mars 2017

logo de leJDD leJDD 13/06/2018 Gaël Vaillant

Du sarin et du chlore ont été utilisés dans deux attaques dans le Sud de la Syrie en mars 2017, a annoncé mercredi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), rattachée aux Nations unies.

Du sarin et du chlore ont été utilisés dans deux attaques dans le Sud de la Syrie en mars 2017, a annoncé mercredi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), rattachée aux Nations unies. © Reuters Du sarin et du chlore ont été utilisés dans deux attaques dans le Sud de la Syrie en mars 2017, a annoncé mercredi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), rattachée aux Nations unies.

Deux mois après l'attaque chimique supposée du régime de Bachar el-Assad à Douma et à la suite desquelles les occidentaux avaient riposté par des frappes aériennes, une organisation onusienne a annoncé mercredi avoir des preuves d'autres attaques chimiques qui ont eu lieu, elles, en mars 2017. Selon l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), du sarin et du chlore ont été utilisés dans deux attaques dans le Sud de la Syrie. "Du sarin a très probablement été utilisé comme arme chimique à Latamné, en Syrie, le 24 mars 2017", indique ainsi un communiqué de l'OIAC.

"La FFM [la mission d'enquête de l'OIAC] a également conclu que du chlore avait très probablement été utilisé comme arme chimique à l'hôpital de Latamné et ses environs le 25 mars 2017", complète le communiqué. L'an dernier, le directeur général de l'OIAC Ahmet Üzümcü avait également confirmé l'usage de sarin dans une troisième attaque à Latamné datant du 30 mars 2017.

L'organisation onusienne enquête désormais sur l'attaque de la Douma

Latamné est située à une vingtaine de kilomètres au sud de Khan Cheikhoun, une localité alors contrôlée par des rebelles et des djihadistes dans la province d'Idleb, cible cinq jours après, le 4 avril 2017, d'un raid aérien ayant fait 83 morts selon l'ONU. En riposte à ces attaques, dans la nuit du 6 au 7 avril, 59 missiles de croisière Tomahawk avaient été tirés par deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate. Les Etats-Unis, présidées depuis quelques mois par Donald Trump, accusaient déjà le régime de Bachar el-Assad.

"Les conclusions des incidents du 24 mars et du 25 mars se fondent sur différents témoignages, des analyses épidémiologiques et des échantillons environnementaux, affirme le communiqué de l'OIAC mercredi. La collecte d'informations et de matériel, les questions posées aux témoins ainsi que l'analyse des échantillons ont requis plus de temps pour tirer des conclusions."

L'Organisation a par ailleurs annoncé en mai que ses experts avaient fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, où l'attaque chimique supposée d'avril dernier avait fait au moins 40 morts, selon des secouristes. Les conclusions de l'enquête de l'OIAC n'ont pas encore été rendues publiques dans ce dossier.


AUSSI SUR MSN : Syrie : l'OIAC confirme l'utilisation de chlore dans une attaque en février

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