En utilisant ce service et le contenu associé, vous acceptez l’utilisation des cookies à des fins d’analyse, de publicités et de contenus personnalisés.
Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Chine : une croissance plus forte que prévu mais une dette inquiètante

logo de Le Figaro Le Figaro il y a 3 jours Guillaume Poingt

L'économie chinoise est restée vigoureuse au deuxième trimestre avec une croissance de 6,9%, un chiffre supérieur aux attentes des analystes.

figarofr: L'économie chinoise a connu une croissance de 6,9% au deuxième trimestre (ici un drapeau chinois flottant sur un immeuble de Beijing, le 11 septembre 2015). © GREG BAKER/AFP L'économie chinoise a connu une croissance de 6,9% au deuxième trimestre (ici un drapeau chinois flottant sur un immeuble de Beijing, le 11 septembre 2015).

L'économie chinoise semble tenir la cadence et fait mieux qu'attendu. Le Bureau national des statistiques (BNS) a en effet annoncé ce lundi une croissance de 6,9%, comme au trimestre précédent. Un chiffre légèrement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur un chiffre de 6,8%. Elle est également supérieure à l'objectif fixé par le gouvernement pour l'ensemble de 2017, «aux alentours» de 6,5%.

«De façon générale, l'économie nationale a maintenu un rythme régulier et stable au premier semestre, établissant un socle ferme pour atteindre l'objectif annuel» de croissance, a expliqué ce lundi le porte-parole du Bureau national des statistiques, Xing Zhihong. En 2016, la Chine avait connu une croissance de 6,7%, sa plus faible performance depuis 26 ans.

La bonne tenue du produit intérieur brut (PIB) s'est également accompagnée d'autres chiffres encourageants: la production industrielle a augmenté de 7,6% en juin sur un an, un rythme en hausse par rapport au mois précédent (6,5%), les ventes de détail ont augmenté de 11% (contre 10,7% en mai), l'investissement en capital fixe a quant à lui progressé de 8,6% au premier semestre.

La dette menace la croissance

Certains experts doutent toutefois que cette vigueur économique soit durable: «Le récent serrage de vis contre les risques financiers a entraîné un ralentissement de la hausse du crédit, ce qui va peser sur l'économie au deuxième semestre», avertit Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.

Dans le collimateur du pouvoir chinois: une dette privée et publique qui atteint désormais 250% du PIB et suscite à la fois l'inquiétude des agences de notation financière et des institutions internationales. Ces dernières années, Pékin a largement ouvert les vannes du crédit afin de soutenir l'économie, générant une bulle spéculative, particulièrement dans l'immobilier. Les entreprises publiques et les autorités locales ont aussi renfloué à fonds perdu des usines déficitaires.

L'agence de notation Fitch Ratings a prévenu vendredi que la dette croissante de la Chine pourrait provoquer un «choc économique et financier» tout en maintenant malgré tout sa note A+ avec une perspective stable. Le resserrement en cours de la politique monétaire pourrait voir tomber l'an prochain la croissance à 5,9%, a averti Fitch. En mai, sa consœur Moody's avait en revanche infligé à Pékin le premier abaissement de sa note depuis 28 ans, disant s'inquiéter des risques d'augmentation de la dette de la deuxième économie mondiale. En avril, le Fonds monétaire international (FMI) avait pour sa part reproché à Pékin de privilégier la croissance à court terme au détriment de l'assainissement de son système financier.

Tentant de rassurer, le président Xi Jinping a promis samedi de lutter contre les risques systémiques, dans un discours prononcé devant une conférence nationale sur la finance qui se réunit tous les cinq ans.

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon