En utilisant ce service et le contenu associé, vous acceptez l’utilisation des cookies à des fins d’analyse, de publicités et de contenus personnalisés.
Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Non, la France n'est pas perdante dans le budget européen !

logo de Le Figaro Le Figaro il y a 4 jours Marie Visot
figarofr: Drapeaux européen et français sur le toit de l'Opéra Garnier, à Paris © Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro Drapeaux européen et français sur le toit de l'Opéra Garnier, à Paris

La Commission européenne cherche en ce moment à corriger quelques contrevérités qui circulent, alors que l'Europe est prise pour cible par plusieurs candidats à la présidentielle.

L'Europe souffre des fausses rumeurs qui courent sur son compte... Les périodes électorales sont propices aux diffusions de tout genre d'informations en la matière! C'est parce qu'elle compte rétablir un certain nombre de vérités que la Commission a mis en place une sorte de «fact checking». Ce mercredi, à l'heure où l'Europe et l'euro sont particulièrement décriés par plusieurs candidats -Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon en tête-, ce sont les montants de la participation de la France au Budget européen qu'elle tient à corriger.

Non, l'Hexagone n'est pas un grand perdant de la construction européenne! «Contrairement aux chiffres que circulent sur une contribution nette de 9 milliards d'euros, la réalité est bien différente», explique la Commission. Certes, la France est un contributeur net au budget de l'UE -c'est-à-dire qu'elle verse un peu plus qu'elle ne reçoit-, à hauteur de 4,5 milliards d'euros en 2015. Mais «c'est normal dès lors que la France est le 3ème pays le plus riche de l'UE après l'Allemagne et le Royaume-Uni», souligne Bruxelles. D'autant qu'elle est parallèlement, le 1er pays bénéficiaire du budget européen, devant la Pologne.

Ce sont les montants de la politique agricole commune versés en France qui lui confère ce statut. Car le budget de l'UE continue aujourd'hui à «accompagner massivement» l'agriculture, sa modernisation ainsi que le développement rural. Cette situation permet notamment à la France «d'être le premier pays exportateur de produits agroalimentaires vers les pays hors UE», souligne la Commission européenne.

Et de rappeler que d'autres secteurs sont également soutenus par le budget de l'UE: l'éducation, la recherche, l'énergie, l'environnement, etc. «Entre 2014 et 2020, la France bénéficiera ainsi de plus de 27 milliards d'euros au titre des différents fonds», souligne le document de la représentation permanente de Bruxelles à Paris. Qui en profite pour rappeler quelques principes économiques: le budget communautaire sert à faire des économies d'échelle en investissant par exemple dans de grands projets de recherche, de développement ou d'infrastructure ; ce qu'aucun pays seul n'aurait pu porter seul. «Cela a permis à la France de s'inscrire dans des programmes spatiaux d'envergure comme Galileo (le GPS européen) et Copernicus (le programme européen de surveillance de la Terre) ou dans des programmes de recherche internationaux» précise le document.

Dès lors, la Commission européenne en tire une conclusion pour elle évidente: «l'idée que la construction européenne devrait être un simple jeu arithmétique à somme nulle, où ce que les États membres «paient» devrait correspondre à ce qu'ils «reçoivent» est fausse. La coopération et la solidarité entre les pays de l'UE sont source d'investissements et de croissance dont les retombées sont bénéfiques pour tous. L'approche arithmétique fait fi de l'ensemble des bénéfices que les citoyens et les entreprises retirent de l'Union européenne. Un marché de plus de 500 millions de consommateurs favorise les entreprises et les exportations, et donc la création d'emplois! La construction européenne permet de travailler, d'étudier, d'entreprendre à l'échelle de tout un continent. Lorsqu'une entreprise investit, ce n'est pas la même chose si son marché est de 66 millions d'habitants ou de 500 millions!». Voilà, selon Bruxelles, qui devait être rappelé.

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon