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Trois questions sur les "maisons à un euro", lancées par la ville de Roubaix

logo de Franceinfo Franceinfo 07/10/2017 Franceinfo

Deux ans après avoir proposé ce projet, la ville de Roubaix se lance officiellement dans "les maisons à un euro".

© Fournis par Francetv info

Des "maisons à un euro" ? Non, vous ne rêvez pas. La mairie de Roubaix (Nord) a annoncé, vendredi 6 octobre, le lancement en 2018 d'un dispositif de vente de maisons à un euro contre réhabilitation, avec un premier panel de 18 biens. Objectif : lutter contre les logements fantômes. Le projet, lancé il y a deux ans, entre donc dans sa phase opérationnelle. Franceinfo vous détaille tout ce que vous devez savoir sur cette opération "unique en France", selon la mairie nordiste. 

D'où vient l'idée ?

Ce n'est pas à Roubaix qu'a germé l'idée de ces maisons à un euro, mais à Liverpool, en Angleterre. En 2013, la ville a mis en vente une vingtaine de maisons pour une livre-sertling (l'équivalent d'1,30 euro) en échange de la réalisation de travaux. Le but de l'opération : faire revenir les populations dans les quartiers populaires. En décembre 2014, Jayalal Madde, chauffeur de taxi emménage ainsi avec sa femme et ses deux filles dans sa nouvelle maison, un an après l'avoir rachetée.

Ce dernier a déboursé 30 000 livres (38 000 euros) pour réhabiliter sa maison, vide depuis presque vingt ans, rapporte le journal local Liverpool Echo(en anglais) qui l'a rencontré. "Je suis vraiment heureux de pouvoir jeter un oeil à la nouvelle maison de M. Madde et de voir tout le travail qu'il a accompli", s'était félicité, à l'époque, le maire de Liverpool, Joe Anderson.

Qui peut y prétendre et à quelles conditions ?

A Roubaix, l'appel à candidatures débutera en 2018, avec attribution des logements pour un démarrage des travaux à partir de juin qui devront durer un an. Mais, tout le monde ne pourra pas se porter candidat. Pour être éligible, il faut être primo-accédant, s'engager sur un budget de réhabilitation conforme aux estimations, travailler et vivre à Roubaix ou sur le territoire métropolitain et avoir une composition familiale adaptée au logement souhaité, explique la municipalité.

L'acquéreur aura également l'obligation d'occuper le logement en tant que résidence principale pendant six ans, de réaliser les travaux de rénovation. Pour éviter les effets de spéculation, l'acquéreur devra reverser la plus-value réalisée s'il décide de la vendre dans les six années après l'achat. Les maisons concernées par ce premier panel sont localisées "dans les différents quartiers de la ville", avec des tailles de logement "hétérogènes".

Quel est l'objectif de cette démarche ?

Ce projet constitue "un nouveau modèle de valorisation du patrimoine : là où on aurait tout simplement rasé certaines maisons pour reconstruire du neuf, on se laisse l'opportunité de conserver et de rénover", explique le maire, Guillaume Delbar (LR), dans le communiqué.

Le coût prévisionnel de la concession est de plus de 750 000 euros avec des financements de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), de la région des Hauts-de-France, de la ville et de la Métropole européenne de Lille (MEL). La MEL estime qu'il existe près de 40 000 logements vacants, principalement à Lille, Roubaix et Tourcoing, sur son territoire, alors que plus de 40 000 ménages sont en demande de logement social.

"Il est important de redonner une dynamisation à ces quartiers, c'est pour cela que nous avons ces politiques de maison à un euro, pour éviter d'avoir ces maisons abandonnées et murées", détaille à l'AFP Damien Castelain, le président (sans étiquette) de la MEL.

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