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VIDEO. Les appels d'urgence abusifs, un fléau pour les pompiers

1 appel sur 2 reçu par les pompiers de Paris est jugé "abusif". Au centre-opérationnel des sapeurs-pompiers de Paris, des rangées d'interlocuteurs, un casque audio sur la tête, répondent à tous les individus de la capitale qui ont entrepris d'appeler le 18, le 17 ou le 112. Hormis les requêtes urgentes, des particuliers n'hésitent pas à incommoder les secouristes pour une panne d'ascenseur, une fuite d'eau légère ou une porte claquée. Une personne va même émettre un appel pour une simple panne d'électricité : "je vais vous mettre en relation avec EDF", rétorque un pompier agacé. Une perte de temps précieux "Ça monopolise des moyens, des hommes, alors que ce n'est pas justifié", soutient Alexis, caporal. Ces sollicitations importunent les employés travaillant à la plateforme d'appels mais contraignent aussi les équipes d'intervention qui se voient parfois forcées de déployer des efforts pour des cas superficiels. Pour éluder ces déplacements abusifs, les soldats du feu rappellent qu'il faut composer les numéros d'urgence qu'en cas de nécessité. Leur temps est en effet précieux pour répondre à des détresses vitales qui impliquent parfois la pratique d'un massage cardiaque. "Ça consomme des moyens d'urgence qui sont là pour sauver des vies", précise Valérian Fuet, capitaine des pompiers de Paris. En 2018, 522 000 interventions ont été réalisées par les sapeurs-pompiers. Parmi elles, 100 000 n'ont nécessité aucun geste de secourisme.

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