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Après Charlottesville, l'extrême droite américaine se rassemble en Floride

Logo de ParisMatch ParisMatch | Diapositive 1 sur 17: Rassemblement de l'extrême droite à Gainesville, en Floride, le 19 octobre 2017.

Rassemblement de l'extrême droite à Gainesville, en Floride, le 19 octobre 2017.

Richard Spencer, un des leaders de l'extrême droite américaine, a donné un discours en Floride. Ses partisans et des manifestants anti-racistes se sont opposés. 


Deux mois après le rassemblement de plusieurs mouvements d'extrême droite et de suprématistes blancs à Charlottesville (Virginie), nouvelle réunion de haine. Cette fois-ci, c'était à l'Université de Floride à Gainesville, où le discours prononcé jeudi par Richard Spencer, un des patrons de l'«alt right», un mouvement de l’extrême droite américaine, a provoqué l'afflux de spectateurs et de manifestants anti-racistes.

Richard Spencer est bien connu dans la politique américaine : en novembre 2016, ce partisan du président américain avait choqué en scandant «Heil Trump» durant une conférence à Washington, cri auquel une partie de la foule avait répondu en levant le bras à la manière d’un salut nazi. A ses opposants, il a répondu, selon le «Tampa Bay Times» : «On dirait des enfants de maternelle immatures. [...] Vers qui criez-vous? Qu'est-ce que vous essayez de faire? Le monde entier regarde. Ils ne vous entendent rien dire. Tout ce qu'ils entendent, c'est un groupe d'abrutis criant et grognant.»

Ce discours devait initialement avoir lieu le 12 septembre dernier, mais le rassemblement de Charlottesville, au cours duquel un homme aperçu avec les suprématistes blancs a tué une contre-manifestante en fonçant dans la foule avec sa voiture, a changé la donne : «Nous vantons la liberté d'expression, mais quelqu'un doit payer le prix quand cette liberté est mise en action. Nous sommes en quelque sorte cooptés et pris en otage», a expliqué le président de l'Université Kent Fuchs. Le leader de l'alt right a bien payé 10 500 dollars de location de la salle de conférence et pour la sécurité à l'intérieur, mais l'Université n'a pu le faire payer pour les 600 000 dollars dépensés pour faire venir des policiers de tout le comté autour de l'établissement dans la crainte de violences.

En décembre dernier, déjà, un millier de personnes s'étaient rassemblées mardi à l’université A&M au Texas pour protester contre la venue de Richard Spencer.

© Shannon Stapleton / Reuters

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