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Justice pour Théo : au coeur de la révolte

Logo de ParisMatch Par la La Rédaction Par ParisMatch | Diapositive 1 sur 14: 16h30, la manif vient de commencer. Le calme règne, malgré une vive tension naissante.

Justice pour Théo: au coeur de la révolte

16h30, la manif vient de commencer. Le calme règne, malgré une vive tension naissante.

Après une manifestation dans le calme en soutien à Théo, grièvement blessé par des policiers, des incidents ont éclaté à Bobigny le samedi 11 février.

Ils étaient environ 2 000 : des jeunes, mais aussi des familles et des personnes âgées venus réclamer « Justice pour Théo » devant le tribunal de grande instance de Bobigny, au nord-est de Paris. En fin d’après-midi, des émeutiers se glissent dans la foule et le ton monte. Visages masqués, ils vont briser les vitres de plusieurs commerces et incendier quatre véhicules, dont les voitures des radios Europe 1 et RTL. Depuis l’hospitalisation de Théo, les émeutes se multiplient en Seine-Saint-Denis et dans d’autres villes d’Ile-de-France. Avec le risque d’un embrasement général. Un peu plus tôt : la plupart des manifestants voulaient juste brandir des pancartes et crier leur indignation.

Parmi les jeunes qui s'en sont pris aux commerces et aux véhicules, notre photographe a constaté la présence de plusieurs activistes de la mouvance autonome. Entièrement vêtus de noir, bien équipés et le visage masqué, ils ont adopté face aux forces de l'ordre leur tactique éprouvée pendant les manifestations contre la loi Travail, avec une agressivité particulière à l'encontre des journalistes. L'irruption de ces partisans d'une forme de violence insurrectionnelle a suscité la colère de Julien, un militant de Bobigny. Dans un texte publié sur Facebook et partagé sur Twitter par le photoreporter Louis Witter, il dénonce des "bobos en manque d'adrénaline" qui "glorifient la violence mais qui n'étaient plus là à 22h quand ça chauffait vraiment à Bobigny et que ça visait nos têtes au flashball". "Quand ça crame, poursuit-il, c'est pas parce que l'avant-garde éclairée de la bourgeoisie a débarqué... Donc, pour l'amour de Dieu, que tous les petits Parisiens d'extrême gauche ferment leur grande bouche de politiciens de salon."

© Eric Hadj

Plus d'infos : Parismatch

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