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Les joueurs de football américain s'agenouillent en opposition à Donald Trump

Logo de ParisMatch ParisMatch | Diapositive 1 sur 20: Les joueurs des Indianapolis Colts s'agenouillent, le 24 septembre 2017.

Les joueurs des Indianapolis Colts s'agenouillent, le 24 septembre 2017.

Durant tout le week-end, de nombreux joueurs de football américain ont manifesté leur désaccord avec Donald Trump en s'agenouillant durant l'hymne américain. De quoi provoquer la colère du président américain.

Donald Trump ne lâchera pas les sportifs qui protestent. Durant tout le week-end, de nombreux joueurs de football américain ont décidé de rester assis, de s'agenouiller ou de ne pas quitter les vestiaires avant ou durant l'hymne américain afin de manifester leur désaccord avec le président américain. Ce dernier a provoqué leur colère en appelant au renvoi des «fils de ****» agissant ainsi pour dénoncer les discriminations contre les Afro-Américains. Certains propriétaires de clubs se sont même joints à leurs joueurs.

L'affaire préoccupe tellement le président américain que ce dernier, pourtant si prompt à tweeter, n'a pas réagi aux paroles du ministre nord-coréen des Affaires étrangères, qui a estimé que Donald Trump avait «déclaré la guerre» à son pays et a attendu lundi pour évoquer Porto Rico, dévasté par le passage de l'ouragan Maria. Lundi, huit tweets étaient consacrés aux joueurs de la NFL, en plus d'une douzaine écrits durant le week-end. Il avait notamment critiqué le basketteur Stephen Curry, qui a assuré qu'il hésitait à se rendre à la Maison Blanche pour la traditionnelle invitation envoyée à l'équipe victorieuse.

Durant le week-end, les footballeurs protestataires ont reçu de nombreux soutiens voulant défendre leur liberté d'expression, notamment rassemblés sur Twitter avec le mot-clé #TakeAKnee :

Colin Kaepernick, précurseur devenu paria

Cette forme de protestation avait démarré avec Colin Kaepernick, le quarterback des San Francisco 49ers : en août 2016, afin de protester contre les discriminations dans le pays, le footballeur américain avait décidé de rester assis, puis de s'agenouiller, durant l'hymne national. «Je ne vais pas me lever pour démontrer ma fierté envers le drapeau d’un pays qui opprime les Noirs et les personnes de couleur», avait déclaré le footballeur. «Pour moi, cela va au-delà du football et ça serait égoïste de ma part de détourner le regard. Il y a des cadavres dans les rues et des gens qui prennent des congés payés et s’en sortent après avoir tué.»

A l'époque, son geste avait déjà fait débat mais il avait reçu le soutien de Barack Obama, alors encore président. «Il exerce son droit constitutionnel à faire passer un message. [...] Il existe une longue histoire de figures du sport qui ont fait de même. Et il y a différentes façons de le faire. [...] Je ne doute pas de sa sincérité. Je pense qu’il est attaché à des questions réelles, légitimes qui méritent d’être abordées. […] Je préfère voir des jeunes gens qui sont impliqués et essaient de concevoir comment ils peuvent participer au débat démocratique plutôt que des gens qui se comportent en spectateurs et ne prêtent pas attention à tout ce qui se passe. Parfois, c’est un peu compliqué, mais c’est comme cela que la démocratie fonctionne», avait conclu le 44ème président américain.

Mais cette polémique a coûté cher au sportif : depuis l'expiration de son contrat en mars dernier, Colin Kaepernick n'a pas signé dans une nouvelle équipe.

© USA Today Sports / Reuters

Plus d'infos : Parismatch

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