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Mondiaux d'athlétisme: la France qui gagne

Logo de ParisMatch ParisMatch | Diapositive 1 sur 6: Sur les terrasses du parc de Saint-Cloud, l’or les rapproche alors que quatorze ans les séparent. Le troisième homme, Pierre-Ambroise Bosse, est déjà en vacances à Lacanau…

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Sur les terrasses du parc de Saint-Cloud, l’or les rapproche alors que quatorze ans les séparent. Le troisième homme, Pierre-Ambroise Bosse, est déjà en vacances à Lacanau…

Aux mondiaux d’athlétisme de Londres, nos sportifs ont fait briller l’or. Pour Diniz le survivant et Bosse le rescapé, la victoire a un goût de revanche.

Ils dominent Paris dans la bonne humeur. Yohann Diniz, dit « Yoyo », le baroudeur increvable sur 50 km, qui va sur ses 40 ans. Kevin Mayer, dit « Kéké », la nouvelle perle du décathlon. Diniz revient de loin, après deux côtes cassées au printemps. Mayer a failli tout perdre en une fraction de seconde. Il a tout misé sur le troisième essai à la perche : « Tétanisé, je jouais ma vie. » Alors il a fait 10 foulées au lieu de 14, et il s’est propulsé, frôlant la barre qui a tremblé. Quand il rebondit dans la mousse, il sait qu’il sera champion du monde. Il va décompresser après deux jours de java : il avait loué une péniche pour sa famille sur la Tamise. Ensuite, camping avec sa copine. Sa gloire, il a décidé de la « prendre comme un jeu ».

Après la déconvenue de Diniz à Rio, victime de crampes gastriques, beaucoup pensaient que le « vétéran » n’aurait plus le courage de faire les 50 bornes. Il a modifié son entraînement, son hygiène de vie et il est revenu plus fort qu’avant. Pour s’offrir l’or dix ans après l’argent d’Osaka… Et « l’animal fougueux » pense déjà aux Jeux de Tokyo en 2020. « Pierrot » Bosse, lui, a survécu à un accident de la route en octobre 2016. Puis des pépins physiques ont retardé son entraînement. A ceux qui lui reprochaient son (supposé) penchant pour les femmes, l’alcool, la fête, il répondait : « Laissez-moi vivre. Je suis un mec relax, mais pas un guignol. » Magistral, le champion qui bouscule les codes l’a prouvé à Londres.

© Philippe Petit / Paris Match

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