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Benjamin Griveaux: quand le porte-parole du gouvernement débranche

logo de Paris Match Paris Match 10/08/2018 Paris Match


La voix du gouvernement devrait ne pas se faire entendre pendant deux semaines. À moins que l’actualité ne la rattrape. 

Benjamin Griveaux : quand le porte-parole du gouvernement débranche © DR Benjamin Griveaux : quand le porte-parole du gouvernement débranche

L’heure des vacances gouvernementales n’a pas encore sonné mais Benjamin Griveaux a déjà enfilé sa tenue d’estivant – short et chaussures bateau – ce samedi. A la terrasse de ce café du Palais-Royal, le porte-parole du gouvernement pourrait passer pour un touriste comme les autres. Serait-il si pressé de faire sa valise ? « Même si je prends beaucoup de plaisir dans ce que je fais, on a eu une année objectivement très dure », note le secrétaire d’Etat, mobilisé sur tous les fronts médiatiques ces derniers jours pour déminer l’affaire Benalla. Le matin même, il a revu avec sa femme le film « Les hommes du président », l’histoire de l’enquête de deux journalistes sur le scandale du Watergate. Ça ne s’invente pas.

Pour ses dix-huit jours de congé, Benjamin Griveaux met d’abord le cap sur sa Bourgogne natale. Deux journées à se ressourcer dans sa maison de campagne de la côte chalonnaise avec sa femme, l’avocate Julia Minkowski, et leurs deux enfants de 4 et 6 ans. Les Griveaux filent ensuite dans le Var pour une douzaine de jours. Une villa en bord de mer, avec famille et amis. Non loin du fort de Brégançon, résidence de villégiature du couple Macron. « Mais aucune visite n’est prévue, rigole notre interlocuteur. On reste de toute façon en contact avec le président via WhatsApp, même pendant les vacances. »

Benjamin Griveaux en convient, il ne pourra pas totalement débrancher. « Ma position fait que je dois être vigilant sur tous les sujets. Le droit à la déconnexion, je le prône pour les autres et je me l’applique assez peu », sourit-il. Si le ministre n’exclut pas un aller-retour à Paris en cas de catastrophe ou d’urgence (« J’espère qu’on n’aura pas de sujets canicule ou feux de forêt »), il compte toutefois profiter pleinement de son temps libre.

Au programme, un peu d’effort : nage le matin avec masque et tuba, bateau avec les copains, footing avec Nirvana, The Doors, Kavinksy ou Polnareff dans les écouteurs. S’il est plutôt branché « rock à l’ancienne », cela ne l’empêchera pas d’aller voir Julien Clerc en concert à Ramatuelle le 8 août.

Le ministre gourmet enfilera son tablier avec d’autant plus de plaisir qu’il a arrêté de fumer

Côté réconfort : sieste (« En général, je dors cinq heures par nuit, là je vais me rattraper »), lecture et cuisine. Il a emporté avec lui plusieurs livres, dont « Le lambeau », de Philippe Lançon, « La terre des morts », un polar de Jean-Christophe Grangé, et « Homo Deus. Une brève histoire de l’avenir », essai d’anticipation de l’Israélien Yuval Noah Harari. « Et le soir, je me mets aux fourneaux », dit celui qui s’avoue fan de l’émission « Top chef ».

Le ministre gourmet enfilera son tablier avec d’autant plus de plaisir qu’il a arrêté de fumer il y a trois mois, après vingt ans de tabac. Une promesse – tenue du jour au lendemain – à son fils de 6 ans. « Je retrouve le goût, notamment du vin », s’enthousiasme le Bourguignon. La cuisine n’en est que plus savoureuse. Bien meilleure en tout cas que la tambouille politique autour de la polémique Benalla. A propos de l’opposition qui serait tentée de relancer les hostilités à la rentrée, Benjamin Griveaux ironise : « Les vacances feront à certains, qui en ont bien besoin, beaucoup de bien. »

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