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Ce qu'il faut retenir de «L'Émission politique» avec Marine Le Pen

logo de Le Figaro Le Figaro 15/03/2019 Loris Boichot

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LE SCAN POLITIQUE - La présidente du RN a déclaré vouloir «changer radicalement l'organisation de l'UE» face à la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, «prête à être candidate» en tête de la liste LREM-Modem aux européennes.

Un exercice de conviction pour Marine Le Pen. Et une déclaration de candidature pour la ministre Nathalie Loiseau. Jeudi soir sur France 2, «L'Émission politique» a donné le coup d'envoi médiatique des élections européennes du 26 mai.

● Face à la «candidate» Nathalie Loiseau, Le Pen défend son Alliance européenne des nations

Très attendu, un débat finalement sans saveur a opposé Marine Le Pen et la ministre en charge des Affaires européennes. Face à une Nathalie Loiseau qui s'est déclarée, à l'issue de l'échange, «prête à être candidate» pour mener la liste LREM-Modem aux européennes, Marine Le Pen a défendu les inflexions de son parti, désireux aujourd'hui de «changer l'UE de l'intérieur» plutôt que d'en sortir. «Pendant longtemps, nous n'avions pas le choix: il fallait s'y soumettre ou en sortir. Nous étions trop isolés pour peser véritablement, et changer ce qui est insupportable.» Désormais, avec ses alliés au pouvoir en Italie - La Ligue de Matteo Salvini - et en Autriche - le FPÖ de Heinz-Christian Strache -, la présidente du RN veut «changer radicalement l'organisation de l'UE pour mettre en œuvre une Alliance européenne des nations». Elle s'est dite opposée à la volonté d'Emmanuel Macron de mettre en place un SMIC européen, adapté à chaque pays. «Vous auriez dû garder FN, parce que ça fait ‘Fake News'», lui a rétorqué Nathalie Loiseau, ironisant sur le changement de nom du parti de Marine Le Pen.

«Je crois que l'Europe ce n'est pas seulement juste, c'est utile. C'est utile pour le porte-monnaie pour le travail, l'emploi», a enchéri, dans le sens de la ministre, l'ancien président du Conseil Italien, le social-démocrate Matteo Renzi, en duplex depuis Londres. «Les Britanniques ont fait un choix, il faut le respecter», lui a répondu Marine Le Pen, en référence au Brexit. Peut-être qu'une autre organisation européenne les aurait fait rester. C'est ce que je veux croire moi, l'organisation que je veux, l'Union Européenne est en train de tuer l'Europe».

● Le grand débat «n'est pas un succès»

Après un grand débat de deux mois, à l'initiative d'Emmanuel Macron en réponse à la crise des «gilets jaunes», Marine Le Pen juge que l'opération «n'est pas un succès». «Il y a 60.000 personnes qui sont venues sur le site pour contribuer, ce n'est pas un succès au niveau de notre pays», soutient la président du RN, alors que le ministère des Collectivités territoriales revendique, auprès du Figaro, 577.000 internautes enregistrés sur la plateforme et 1.700.000 contributions déposées en ligne. La présidente du RN reste «dans l'attente» des conclusions d'Emmanuel Macron, attendues mi-avril. «Le simple fait de débattre n'est pas en soi quelque chose de suffisant dans une démocratie. Ce qu'il faut dans une démocratie, c'est que le pouvoir entende ce que souhaitent les Français.»

Marine Le Pen sur le plateau de «L'Émission politique», le 13 mars 2019. © MARTIN BUREAU/AFP Marine Le Pen sur le plateau de «L'Émission politique», le 13 mars 2019.

● «Changer de modèle économique» au nom du «localisme»

Face à l'économiste Jacques Attali, Marine Le Pen a pourfendu le «nomadisme» au profit du «localisme». Une façon de «relocaliser les productions» et de lutter contre la «désindustrialisation massive» et l'«épuisement des ressources de la planète». «Aujourd'hui, avec le modèle économique mis en œuvre, nous allons droit à la catastrophe», a souligné l'ancienne candidate à la présidentielle, mettant en cause «les ravages écologiques» causés par le «libre-échange».

● 2017: «les écarts (avec Macron) étaient trop importants» pour gagner

Pour la première fois, la présidente du RN a jugé que «les écarts (avec Emmanuel Macron) étaient trop importants» pour gagner au second tour de la présidentielle de 2017. Même si elle avait réussi son débat d'entre-deux tours. «Je pense que les écarts étaient trop importants», a jugé Marine Le Pen. Mais si le débat s'était mieux déroulé, «j'aurais pu faire un meilleur score», a-t-elle nuancé. L'ancienne candidate a déclaré avoir «mal» vécu ce débat, après des «erreurs». Parmi celles-ci, «l'erreur de l'agenda». La veille du débat, «on a démultiplié les déplacements. J'étais crevée», a-t-elle concédé. Marine Le Pen estime toutefois que le «plafond de verre» qui la sépare du pouvoir «ne cesse d'être repoussé d'élection en élection.»

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