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Richard Ferrand élu président de l'Assemblée nationale

logo de Le Figaro Le Figaro 12/09/2018 Mélanie Volland
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LE SCAN POLITIQUE - Sans surprise, ce fidèle d'Emmanuel Macron succède à François de Rugy au perchoir. Son élection ouvre la voie à un nouveau scrutin au sein du groupe LaREM, qui doit se choisir un nouveau président.

C'est un résultat sans surprise. Comme attendu, Richard Ferrand a été élu président de l'Assemblée nationale ce mercredi après-midi. Il succède ainsi à François de Rugy, qui occupait le perchoir depuis le début du quinquennat - avant d'être appelé au gouvernement la semaine dernière pour remplacer Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et solidaire. Dans cette élection quasiment jouée d'avance (tant les 312 macronistes disposent d'une majorité absolue à l'Assemblée), Richard Ferrand affrontait Annie Genevard (LR), Marc Fesneau (MoDem), Mathilde Panot (LFI), et Ericka Bareigts (PS).

figarofr: Richard Ferrand accède au perchoir, poste qu'il convoitait déjà en 2017. © GUILLAUME SOUVANT/AFP Richard Ferrand accède au perchoir, poste qu'il convoitait déjà en 2017.

Bien qu'allié à la majorité, le MoDem, avait quand même décidé d'envoyer son propre candidat. Son président de groupe à l'Assemblée Nationale, Marc Fesneau, recueille 86 voix. Même si le MoDem avait spécifié ne pas vouloir envoyer de candidat contre Richard Ferrand, cette candidature est un signal fort. Celui d'une saturation des élus MoDem, de ne pas être considérés comme de véritables partenaires de la majorité. Malgré trois candidatures d'opposition féminines, le perchoir restera masculin. Ni la vice-présidente LR Annie Genevard, avec 95 voix, ni la candidate socialiste Ericka Bareigts avec 31 voix ne parviennent à détrôner Richard Ferrand. La candidate Insoumise, Mathilde Panot, avec 17 voix referme la marche.

Le perchoir fait office de récompense pour ce «marcheur de la première heure», qui lorgnait le poste depuis plusieurs mois déjà. Proche parmi les proches d'Emmanuel Macron, l'élu finistérien a regagné la confiance du président grâce à sa gestion de l'affaire Benalla, où il s'est imposé en véritable «chef de guerre». Il avait avant cela vécu un début de quinquennat compliqué: nommé au ministère de la Cohésion des territoires, il avait dû quitter le gouvernement précipitamment à la suite de révélations du Canard enchaîné ayant entraîné l'ouverture d'une enquête pour des soupçons de favoritisme et de conflit d'intérêts.

Le groupe LaREM doit se choisir un nouveau patron

D'abord classé sans suite en octobre 2017, le dossier sur les «Mutuelles de Bretagne» a été relancé en janvier par une nouvelle plainte d'Anticor: le pôle financier de Paris a alors ouvert une information judiciaire pour «prise illégale d'intérêts», recel et complicité de ce délit. L'enquête a ensuite été dépaysée à Lille, en juillet dernier, car la défense dénonçait un possible conflit d'intérêts lié à Éric Alt: ce magistrat au tribunal de grande instance de Paris a été auditionné en tant que partie civile fin février, en qualité de vice-président d'Anticor. Même s'il était mis en examen dans cette affaire, Richard Ferrand a d'ores et déjà laissé entendre dans Libération qu'il ne quitterait pas le perchoir.

En s'envolant pour le perchoir, Richard Ferrand laisse vacante la présidence du groupe LaREM à l'Assemblée. Son élection ouvre donc la voie à un nouveau scrutin, puisque les macronistes vont devoir se choisir un nouveau président le 18 septembre prochain. À ce jour, seule Lætitia Avia s'est officiellement déclaré candidate à la présidence du groupe. Mais sa sortie a poussé les cadres de LaREM à réclamer que les autres candidats ne s'étalent pas dans les médias afin d'éviter les divisions.

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