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Jugé comme une «insulte à la langue française», le slogan des JO 2024 va être assigné en justice

logo de Sport24 Sport24 il y a 5 jours Vincent Roussel
sport24: Le comité de candidature des JO 2024 pose devant le slogan honni, affiché sur la Tour Eiffel, le 3 février dernier © Panoramic Le comité de candidature des JO 2024 pose devant le slogan honni, affiché sur la Tour Eiffel, le 3 février dernier

Déjà fortement critiqué lorsqu’il avait été dévoilé le slogan de la candidature de Paris, «Made for sharing», va être attaqué par plusieurs associations de défense de la langue française.

Dévoilé début février, le slogan de la candidature de Paris pour les JO 2024, «Made for Sharing», avait été accueilli avec beaucoup de scepticisme. Et la fronde ne semble pas prête de s’arrêter. Lorsque qu’il avait été affiché sur la Tour Eiffel, de nombreuses figures publiques s’étaient élevées contre ce slogan (traduire : Fait pour partager en Français). La présidente du Front National et candidate à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, avait qualifié celui-ci de  «trahison linguistique». «Ce slogan ne sera jamais le mien. Honte à vous», avait surenchérit son vice-président, Florian Philippot, sur twitter. Ces dernières heures, celui-ci avait aussi été critiqué par l’Académie Française : «Même si le comité de candidature a prévu une version seconde de ce slogan, en français - Venez partager -, l'Académie française exprime à l'unanimité sa réprobation devant la décision du comité d'accorder la priorité à la langue anglaise pour porter la candidature olympique de la ville de Paris. Ce slogan a déjà été utilisé lors de campagnes publicitaires (notamment pour des pizzas à découper)», justifiait l’institution .Il avait également été défendu par une autre partie de la population, notamment les sportifs impliqués dans la candidature, comme Teddy Riner. 

Le coup de grâce a été porté ce vendredi, quand, comme nous l’apprenait  RTL, un collectif d'associations de défense de la langue française décidait de déposer une assignation devant le tribunal administratif pour le retrait du slogan, qui devrait arriver lundi 20 février. Celui-ci rassemble notamment Francophonie avenir (AFRAV), l'Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française, l'Union nationale des écrivains de France ou encore le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l'initiative et l'émancipation linguistique (COURRIEL). Selon nos confrères, «L’assignation évoque une"insulte grave à la langue française" et"une violation de la constitution"».Défendues par Emmanuel Ludot, ces organismes ont également demandé le retrait du compte à rebours et de la chanson qui avaient accompagnés le slogan lors de la cérémonie de lancement, le 3 février dernier.

Ce vendredi matin, sur les antennes de  RTLle journaliste passé par  Le FigaroBernard Pivot, président du prix Goncourt depuis 2014, en a rajouté une couche : «Je trouve que ce slogan est une faute, une ânerie, c’est une erreur. C’est une faute contre la langue française qui est une langue olympique, c’est une ânerie car même dans la langue de Shakespeare ce slogan est d’une grande platitude et enfin c’est une erreur car dans leur arrogance les pays anglophones vont trouver normal que les français s’expriment en anglais alors que les pays francophones vont s’étonner, s’indigner que Paris, capitale de la francophonie fasse la courbette devant la langue qui n’est pas seulement celle de Shakespeare mais celle de Donald Trump», a-t-il fait remarquer, fustigeant le comité d’organisation de l’olympiade, déçu que ce dernier ait  «accouché d’un slogan aussi plat aussi, aussi nul»Contacté par  l'AFP, Paris 2024 devrait communiquer dans la journée de vendredi sur le sujet.

L’ancien animateur d’ Apostrophesproposait surtout de rajouter un second slogan, en Français, qui s’afficherait dans la capitale en cas de victoire. Alors que la candidature de Los Angeles s’annonce comme la principale concurrente de celle de Paris, Tony Estanguet, co-président du comité de candidature, et son équipe essuient les premières difficultés dans leur course aux Jeux Olympiques. Mais le triple champion olympique l’a déjà prouvé, il sait ramer mieux que personne dans des eaux tumultueuses. 

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