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Essai Mercedes GLS (2019)

On vient juste d’essayer aux Etats-Unis le nouveau Mercedes GLS. C’est un peu compliqué car ce n’est pas un véhicule qu’on voit beaucoup en France : c’est le plus gros SUV de la gamme Mercedes et globalement c’est même l’un des plus gros SUV premium qui existe. On est à 5,20 m, soit plus qu’un Q7, plus qu’un X7. Pour s’y retrouver dans la nomenclature Mercedes, le GLA est le SUV de la Classe A, le GLC celui de la Classe C, le GLE celui de la Classe E, donc on est ici avec le GLS qui serait en théorie la Classe S des SUV, la limousine des SUV. Dans la pratique en fait, c’est surtout un GLE rallongé. L’avantage, c’est que la 3ème rangée de siège est confortable : avec mes 1,88 m, je suis assis au 3ème rang comme je le serais au 2ème rang dans un 3008 ! On voit aussi que Mercedes a joué beaucoup sur toutes les options de personnalisation. On peut l’avoir en 6 places, avec une 2ème rangée de 2 sièges seulement, mais aussi en 7 places. On peut avoir au milieu dans la version 7 places un accoudoir équipé d’une tablette, on peut régler l’inclinaison des sièges, le massage, l’équipement multimédia, on peut même désolidariser la tablette et jouer avec : c’est assez incroyable. Un peu comme dans la Classe S, on a beaucoup d’options, notamment pour les passagers arrière. Et puis, là où il mérite son titre de limousine des SUV, c’est que le confort a été extrêmement soigné. Après 12 ans d’essais à Auto Plus, je n’ai quasiment jamais essayé une voiture aussi confortable. C’est dû à plusieurs choses, notamment à la suspension pneumatique fournie de série, également en option un système qui permet de gérer chaque suspension indépendamment, il y a une caméra qui lit la route pour préparer la suspension aux choses qui vont arriver. On a un système qui s’appelle Curve qui va incliner la voiture dans les virages : on pourrait croire que c’est plutôt pour le dynamisme, en fait c’est surtout pour le confort des passagers. Ça évite d’être trop secoué quand les virages s’enchaînent. On a un micro pour parler aux passagers du 3ème rang, pour bien s’entendre puisque la voiture est tellement grande… Bref, c’est vraiment une limousine haute sur pattes et superbement confortable. On avait un peu peur en comportement : on a fait quand même des routes de montagne et, toutes proportions gardées, c’est quand même un véhicule de 5,20 m de long, ce n’est pas une Alpine certes, c’est lourd mais ce GLS s’en sort plutôt pas mal, n’est pas du tout désagréable à conduire, la voiture est bien suspendue. En mode sport, on peut même avoir un certain dynamisme ou en tout cas ne pas avoir trop de roulis, qui est bien maîtrisé. Même le diesel qu’on a essayé, « juste » un 6 cylindres de 330 ch (pour un 3008 ou un Ateca ça paraît énorme), pour un véhicule de 2,5 tonnes, ce n’est pas démesuré ! Ce bloc ne donne jamais de la voix, est très souple, très typé confort, mais ne semble jamais peiner. Mais il y a deux bémols à ça : le premier vient de la taille, sur les petites départementales françaises, il va falloir se décaler dans le fossé pour laisser passer les gens ; l’autre, c’est que c’est un minimum d’être aussi confortable puisque ce véhicule commence à 100000 €, un tarif très élevé qui le rapproche lui aussi de la Classe S.
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