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Essai Mitsubishi Eclipse Cross : à l’épreuve de la glace

logo de Autonews Autonews 09/02/2018 Nicolas Valeano
Découvrez les photos officielles du Mitsubishi Eclipse Cross réalisées pendant l'essai. © Mitsubishi Découvrez les photos officielles du Mitsubishi Eclipse Cross réalisées pendant l'essai.

Mitsubishi surfe avec légitimité sur la vague des SUV avec son nouveau Eclipse Cross. Nous l’avons pris en mains sur le terrain le plus facile et le plus difficile pour juger une auto : un magnifique coin de Norvège saturé de neige et glace, bien pour voir les capacités d’un 4x4 en glisse permanente, mais insuffisant pour le jauger dans son usage potentiel normal.

Mitsubishi Eclipse Cross CVT 4WD Instyle: Essai Mitsubishi Eclipse Cross : à l’épreuve de la glace © Mitsubishi Essai Mitsubishi Eclipse Cross : à l’épreuve de la glace

Avec des designs changeants, des gammes très limitées pour notre marché et certains modèles pas forcément adaptés alors que d’autres sont restés iconiques, la marque japonaise a du mal à maintenir une image stable et bien définie. Une constante, l’image 4x4 indéfectible, forte de 80 ans de production de traction intégrale et de 12 victoires au Dakar. Mais maintenant qu’elle fait partie de l’Alliance Renault-Nissan, Mitsubishi devrait retrouver un cap plus lisible et une gamme mieux adaptée. Premier modèle de ce renouveau - même si son développement date d’avant cette réunion – l’Eclipse Cross est un SUV aux allures de coupé façon Juke ou C-HR mais avec un dessin plus sage et un gabarit plus grand. Le japonais aux trois diamants (la signification de Mitsubishi en V.O.) mesure en effet 4,40 m et il bénéficie de l’empattement de l’Outlander dont il partage la base technique, ce qui lui offre une belle habitabilité arrière, qui bénéficie d’une banquette 1/3-2/3 sur glissière réglable (mais sans trappe à skis). Le coffre se limite à 341 l en configuration minimum et peut passer à 448 l en avançant la banquette (200 mm de course) et en jouant sur l’inclinaison du dossier (9 positions). Dommage, le plancher ne peut rester que dans sa position ménageant un espace peu exploitable à l’emplacement de la roue de secours (inexistante) au lieu d’offrir une position basse permettant de gagner en volume. Le cache-bagages à enrouleur bénéficie d’un emplacement de rangement. Parmi d’autres détails pratiques, les bas de portes autoclaves recouvrant les bas de caisse évitent le risque de se salir le pantalon à la montée ou à la descente, les rangements sont vastes et nombreux et la visibilité est excellente, sauf vers l’arrière avec le hayon en deux parties, fatalement. Aux places avant, on est bien installé et l’impression de qualité reflète la moyenne japonaise : c’est du costaud, mais sans grand raffinement. Le système multimédia est d’un graphisme assez basique et il comptera sur votre smartphone avec Android Auto ou Apple CarPlay pour la navigation. Un choix de la simplicité pas forcément mauvais. A noter, la sono de notre version haut de gamme offre une belle puissance et clarté de son.

Une gamme moteurs peu adaptée

© Fournis par Warm Up Interactive

A la lecture de la fiche technique, on est immédiatement interpelé par un chiffre : 159 g/km de CO2 pour notre version 4x4, obligatoirement de pair avec la version à boîte à variation continue CVT, cela signifie en France un malus de 3 853 €… Plombant, alors que les perspectives ne s’amélioreront pas beaucoup dans ce domaine avec le diesel 2.2 qui rejoindra la gamme d’ici la fin d’année et sera lui aussi méchamment malussé. Il faudra attendre un peu plus longtemps pour voir apparaître une version hybride (mais probablement pas rechargeable) qui devrait se montrer plus compétitive.Toujours est-il que notre moteur 1.5 turbo essence de 163 ch fait preuve d’une bonne vitalité dans nos conditions d’essai très particulières. Nous commençons par des évolutions sur différentes pistes de test sur un lac gelé. Slalom, circuits très sinueux, aire plane pour faire des ronds autour d’un plot central en glisse pure : le sage SUV à vocation familiale laisse toute latitude au conducteur une fois le contrôle de trajectoire (complètement) débranché. Et l’on découvre ainsi une auto étonnamment joueuse, complice des velléités de glisse et en même temps, facile et rassurante. Les pneus cloutés aident bien évidemment mais sur la glace vive, ils ne peuvent pas faire de miracles et la petite Mitsubishi fait preuve d’une étonnante efficacité. La transmission intégrale reprend le même nom que ses illustres sœurs, 4x4 ou bête de rallyes. Mais ici, il s’agit d’un S-AWC assez classique avec un coupleur électromagnétique entre l’avant et l’arrière et un freinage actif pour aider la voiture à s’inscrire en virage. 3 modes de conduite sont au programme, Auto, Gravel et Snow, ce dernier nous ayant accompagné tout au long de cet essai sur pistes et routes ouvertes, permettant une répartition du couple entre 70/30 % et 40/60 % entre l’avant et l’arrière. Tout cela se fait de manière imperceptible, dans un bon niveau de confort malgré des suspensions qui apparaissent comme très souples. Le niveau sonore ténu, dans l’univers de neige feutrée, s’est montré parfaitement adéquat. Mais impossible là de tester l’efficacité du régulateur de vitesse adaptatif ou de l’avertissement de franchissement de lignes…

Découvrez les photos officielles du Mitsubishi Eclipse Cross réalisées pendant l'essai. Essai Mitsubishi Eclipse Cross : à l’épreuve de la glace

Concurrence effrénée

© Fournis par Warm Up Interactive

Bienvenue dans le vaste monde des SUV compacts ! Ce ne sera pas facile pour le japonais de trouver sa place sans moteur concurrentiel face aux dizaines de concurrents de tous bords, bien installés (3008) ou challengers (C-HR). Avec un malus plus important, un tarif de près de 36 000 € dans la seule version 4x4, pas sûr que seul un équipement généreux et un style original suffiront, même si l’auto a d’autres atouts (habitabilité, qualité de construction) moins évidents au premier abord. Mais dans un deuxième temps, lorsque la gamme s’enrichira d’un hybride et que les nouveaux ASX (plus petit) et Outlander (nettement plus grand) se seront positionnés, là, la gamme du constructeur japonais aura atteint un meilleur niveau de cohérence et, espérons-le, de compétitivité. De quoi remplir à terme d’ambitieux objectifs de 20 000 autos en France.

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