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Essai Porsche Panamera Sport Turismo : break de chasse par excellence

logo de Autonews Autonews il y a 4 jours Florian Duchiron
Porsche ajoute un break à sa gamme, un break de chasse dont sa déclinaison turbo grimpe à 550 ch. Voici les photos de notre essai réalisé dans l'arrière pays niçois. Essai Porsche Panamera Sport Turismo : break de chasse par excellence

Porsche fait enfin du concept présenté au Mondial 2012 une réalité en déclinant sa seconde génération de Panamera en un break de chasse, un vrai, aux performances inouïes et au style moins clivant que la berline. Porsche Panamera Sport Turismo Turbo: Essai Porsche Panamera Sport Turismo : break de chasse par excellence © autonews/FD Essai Porsche Panamera Sport Turismo : break de chasse par excellence

Saviez-vous que Ferdinand Porsche a toujours évoqué l'idée d'une Porsche 4 places pour convoyer ses petits enfants plus confortablement qu'à l’arrière d'une très étriquée 911 ? C'est ainsi que le concept 989 a failli donner naissance à une première forme de coupé 4 portes avant que le projet soit abandonné suite à la chute des ventes de 928 sur laquelle le concept était basé. 10 ans plus tard, le marché demandeur de véhicules aussi pratiques que performants a poussé Porsche à lancer les SUV que nous connaissons et la Panamera qui offre une alternative plus performante à ces véhicules très habitables mais aussi très haut-perchés. Dès lors, comment proposer le meilleur des deux mondes ? Avec une Panamera break, qui lui ajoute du coffre tout en conservant l'efficacité d'un centre de gravité bas.

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Plus pratique

© Fournis par Warm Up Interactive

Du coffre elle en reçoit 25 litres supplémentaires face à la berline pour atteindre 520 litres en tout et jusqu'à 1 390 litres assises arrière rabattues (sur hybride, les valeurs chutent à 425 litres et 1 295 litres). On reste loin ici des 640 litres que renferment une Mercedes E63 S AMG. Concrètement, on peut ajouter dans la Sport Turismo une grosse valise, comparée à la Panamera berline, tout en profitant d'un parallélogramme de chargement un peu plus dégagé du fait de la disparition de la ligne arrière plongeante « fastback ».

Le plancher est presque plat et on y trouve une commande électrique de rabattement (40/20/40) des sièges arrière, une vraie prise électrique, l’ouverture du hayon au coup de pied ou encore le réglage du seuil de chargement si amortissement pneumatique. Ce dernier est de toute façon rabaissé de 143 mm, ça change la vie !

Autre spécificité ergonomique de la Sport Turismo, l'ajout en option d'une 3ème place centrale, d'appoint, du fait de sa relative étroitesse et sa position haute, elle ne permettra pas de parcourir des heures d'autoroute dans un confort digne de la Panamera. Toutefois, jusqu'à présent il était tout simplement impossible d’accueillir une 3eme personne à l’arrière, c'est donc toujours un plus et Porsche le reconnaît avec transparence en vendant sa Sport Turismo comme un break 4+1. 

Très tactile

© Fournis par Warm Up Interactive

Choisir une Panamera Sport Turismo plutôt que la berline est une question de pratique et de goûts esthétiques. Dans les deux cas, la Panamera, seconde génération est devenue une vraie vitrine technologique. Porsche l'a modernisé comme jamais avec l'introduction du tactile alors que le constructeur ne jurait que par une ergonomie à un bouton égale une fonction. Cette dernière solution générait des tableaux de bord truffés de touches qui ont mal vieilli à une époque où l’épurement est à la mode. Le large écran de 12,3 pouces gère la grande majorité des fonctions désormais. Le revers de la médaille est la plus grande présence de matière brillante tactile véritable nid à traces de doigts. La Panamera regroupe bien entendu, selon les options choisies, toutes les aides et assistances à la mode dont une conduite automatique d'une quinzaine de secondes ou totale en bouchon. Le tout en prédictif puisqu'associée aux données topographiques du GPS. La voiture anticipe les côtes en accélérant, se met en roue libre à l'approche d'un rond point ou d'une descente... Parce qu'une limousine s'apprécie aussi pour ce genre d'option, les sièges massant optionnels sont extrêmement puissants et de vrais poings semblent venir vous dénouer le plus tendu des muscles !

Des chevaux sous toutes les formes

© Fournis par Warm Up Interactive

Dans les entrailles de la Panamera Sport Turismo se cachent de petites merveilles d'efficacité. Porsche la propose en 4 roues motrices essence, diesel ou hybride, turbo ou turbo hybride. Nous avons testé ces deux dernières versions qui nous ont rappelé à quel point Porsche maîtrise son sujet lorsqu'il s’agit d'apporter de la sportivité même sur un gros gabarit. La Panamera Sport Turismo Turbo et son V8 4.0 biturbos de 550 ch et 770 Nm de couple vous décale les vertèbres du cou à chaque accélération, un vrai TGV qui atteint des vitesses inavouables dès le 3ème rapport. 304 km/h en pointe et un 0 à 100 km/h abattu en 3,6 sec au « launch control », voilà ce dont elle est cabale malgré ses deux tonnes bien tassées. Des performances rendues possibles, entre autre, grâce à une nouvelle boîte PDK de 4ème génération plus réactive. Pour plus de polyvalence, la version Turbo S hybride rechargeable joint le meilleur des deux mondes : plus de performance que la Turbo avec un moteur électrique ajoutant 136 ch aux 550 ch du V8. Le couple grimpe à pas moins de 850 Nm instantanés. Le 0 à 100 km/h baisse de 2 dixièmes. Mais l’intérêt ici est de pouvoir calmer la cavalerie en ville pour ne plus rien consommer d'autre que de l’énergie propre. 49 km d'autonomie électrique sont ainsi disponibles jusqu'à la vitesse maxi de 140 km/h tout de même. 

Agilité contre-nature exceptionnelle

© Fournis par Warm Up Interactive

La Sport Turismo peut compter sur un aileron escamotable, assez typique des modèles Porsche mais très singulier sur une carrosserie break. Esthétiquement, il faut aimer, techniquement, il apporte jusqu'à 50 Kg de charge supplémentaire sur le train arrière. Ce même train bénéficie de roues directrices, c'est l'atout majeur qui permet de faire de la Sport Turismo un break limousine presque aussi agile qu'une familiale du segment inférieur. On en vient même à élargir ses trajectoires tant chaque coup de volant la précipite vers les points de corde. Parce qu'elle était critiquée comme trop ferme, surtout dans sa version hybride alourdie, la Panamera bénéficie d'une suspension pneumatique capable à la fois de maintenir une assiette bien plate en courbe rapide, tout en filtrant un maximum de perturbations sur la route. Le « torque vectoring » qui déploie le couple sur la roue la plus adhérente, le blocage de différentiel arrière ou les freins céramiques optionnels sont aussi à ajouter à cette liste de technologies qui permettent à la Panamera Sport Turismo de rouler fort, très fort, en toutes circonstances et ce sans sacrifier le confort à bord. Enfin Porsche nous offre une belle symphonie bien rauque à la sortie des échappements alors que notre modèle d'essai ne bénéficiait même pas de l'amplification optionnelle. 

Bilan

© Fournis par Warm Up Interactive

Plus ramassée, racée, tout en étant un peu plus pratique à l'usage que la berline, la déclinaison break de la Panamara est une machine à tout faire qui peut vous emmener loin, vite et bien. Ferdinand Porsche serait très fier d'y balader sa descendance dans ce qui incarne aussi une alternative sérieuse au SUV. Comme toujours, rouler en Porsche coûtera toujours un peu plus cher qu'ailleurs. Alors que notre modèle Turbo atteint des sommets avec 161 927 euros exigés, 134 000 euros « seulement » sont requis pour une Mercedes E63 S AMG forte de 612 ch, plus habitable mais se contente d'un train arrière fixe et de lignes bien plus conventionnelles que notre Panamera. L'Audi RS 6 Avant Performance, une référence parmi les breaks de chasse, fort de 605 ch n'en demande que 135 160 euros. La performance de Porsche toutefois est d'offrir en plus de la suspension pneumatique et des roues arrière directrices de série, des capacités dynamiques face au chrono équivalentes à ses concurrentes alors qu'elle est la moins puissante et la plus lourde.

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