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Pourquoi la Volkswagen Golf TDi 150 est une super-compacte bien sous tous rapports

logo de Challenges Challenges 15/04/2017 Alain-Gabriel Verdevoye
Volkswagen Golf TDi 150, la meilleure berline compacte du marché © Fournis par CROQUE FUTUR Volkswagen Golf TDi 150, la meilleure berline compacte du marché

Simple, nette, bien finie, précise, efficace... La Golf affiche une incroyable homogénéité. C'est la meilleure berline compacte du marché.

La Golf VII est à peine restylée, mais elle n'en avait pas besoin. Elle adopte juste des phares et feux arrière à éclairage complexe, qui en jettent la nuit quand on regarde le véhicule de l'extérieur… lesquels permettent de faire grimper le prix de la pièce détachée si on les casse! Elle fait aussi le plein d'équipements sécuritaires désormais indispensables à un catalogue qui se respecte. Sa principale rivale, la Peugeot 308, va bientôt suivre la même voie. Pour le reste, rien ne change. Tant mieux. On retrouve donc avec plaisir cette compacte classique, bien sous tous rapports. Avec son style carré, presque géométrique, cette septième Golf ne se distingue pas forcément de la sixième, voire de la cinquième génération. On a du mal à les reconnaître entre elles. Une constante chez les allemands.

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Une Golf classique, intemporelle

Mais, c’est ce que les clients apprécient: une Golf qui ne ressemble qu’à une autre Golf, quels que soient les millésimes. Parfaitement équilibrée, elle reste telle qu'on l'aime. Les lignes simples sont d'une rare élégance, avec le dessin de la porte arrière exactement parallèle à la découpe du hayon et du bouclier. A l'heure où les rivales se boursoufflent de partout avec plein de lignes brisées et de faux chromes, la Golf indémodable fait plus chic que jamais. 

A l’intérieur, on retrouve le même classicisme, un brin austère. Les habitués ne seront pas dépaysés. Les formes géométriques permettent une bonne accessibilité. Pas besoin de se contorsionner pour prendre place. En plus de l’habitabilité, réelle, on a une agréable sensation d’espace disponible, grâce à une planche de bord plane, qui ne saille pas exagérément! Même la visibilité est correcte, grâce aux formes simples.

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Comme à l'accoutumée sur voiture de la marque, on trouve aisément sa position de conduite et ses marques, avec des réglages et des commandes nettes, qui se repèrent sans complications. Bravo aux deux compteurs ronds, à la vitesse qui s’affiche en gros devant les yeux, et applaudissons au grand écran central tactile. Saluons également l’accoudoir central modulable en longueur et en hauteur -ce qui est rare, même Mercedes et BMW ne le proposent pas. Tout apparaît bien en mains. Les sièges sont excellents. Ils maintiennent bien le dos tout en se moulant parfaitement au dos du conducteur. Très reposant.

Une finition rigoureuse mais moins impressionnante

L’impression dominante est celle d’une grande rigueur avec des matériaux pas toujours de bel aspect, mais solides, des accostages précis. Même si l'on voit les jointures des nombreuses pièces de plastique qui s'emboîtent les unes dans les autres. La Golf est la meilleure compacte du marché en qualité perçue, laquelle conditionnera un bon vieillissement. Même si cela n’a pas d’influence directe sur la fiabilité (nombre de pannes). Toutefois, les concurrentes ayant fait de sacrés progrès, la finition impressionne bien moins que par le passé.

Volkswagen rajoute cette fois les équipements sécuritaires désormais à la mode. Déjà, on détestait le frein de stationnement électrique qui ne se desserre pas tout seul. Sauf si l'on attache la ceinture. Absurde en manœuvres! On déteste aussi les radars de stationnement, qui couinent trop tôt. Et impossible d'enclencher la caméra de recul seule. Soit c'est caméra et bips-bips, soit rien! Et, de toutes manières, tout se réenclenche quand on passe la marche arrière. Heureusement, on peut désormais régler le volume de ces bips-bips, comme chez Audi. En les mettant au minimum, c'est très vivable, ouf! Un vrai progrès.

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Une boîte DSG un peu brutale mais rapide

Nous sommes à bord d’une version de pointe équipée du train arrière multi-bras, bien plus efficace que les versions de base. Et nous héritons du fameux TDi de 150 chevaux, tellement plus agréable que le petit TDi 105 creux à bas régime. Couplé sur notre véhicule d’essai à la bien connue boîte à double embrayage "DSG" (1.610 euros en option), l’ensemble mécanique se montre très satisfaisant. On a droit à une boîte à sept rapports, désormais (au lieu de 6). Le diesel reste bruyant, mais sa vivacité et la précision ainsi que la rapidité de la boîte réjouissent. Dommage: en position "S", la transmission réagit assez brutalement en relance, non sans petits à-coups.

Cette transmission n'apparaît plus si formidable que par le passé, car les boîtes automatiques traditionnelles s'améliorent. Mais la DSG demeure tout de même globalement plaisante. Et les palettes au volant permettent de reprendre la main à tout moment, la voiture revenant d'elle-même en mode automatique. Si le retour en automatique ne vient pas assez tôt, une pression prolongée sur la palette droite hâte le processus. Les consommations satisfont, puisqu’elles ont tourné autour de 6 litres de gazole aux cents. Ce qui démontre une sobriété de bon aloi.

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Un comportement routier très affûté

Question comportement routier, on apprécie l'extrême précision. On se sent parfaitement en sécurité tout en éprouvant un véritable agrément de conduite. Avec une direction calibrée juste comme il faut. Les routes sinueuses, même en mauvais état, sont un régal. Notre version d'essai Carat était équipée de la suspension pilotée optionnelle (1.190 euros), que nous avons placée sur le mode "confort", laquelle adoucit un peu les trains roulants sans dégrader la tenue de route. On retrouve ici la fermeté naturelle chère à Volkswagen. Au début, ça surprend. Mais, les suspensions sont tarées intelligemment. Et, finalement, la voiture absorbe les inégalités avec une douceur insoupçonnée. La voiture est beaucoup plus confortable qu'elle ne le paraît a priori.

"Notre" Carat de haut de gamme offre une présentation qui se veut cossue, avec des sièges avant enveloppants en tissu-alcantara (faux daim) plus soyeux, mais malheureusement noirs. Et le tissu rêche autour de l'alcantara n'est guère valorisant. Une fausse note. La 2,0 TDi 150 Carat DSG vaut 34.400 euros. Ca fait très cher la Golf. Nous conseillons donc personnellement la TDi 150 "DSG" Confortline, moins équipée, mais qui ne manque de rien, à 32.030 euros. Mieux, elle donne le choix de coloris clairs pour l'intérieur!

Nous nous sentons presque gênés devant le peu de critiques à formuler, gage d'une conception réussie, sans chercher midi à quatorze heures. C'est simple et pratique, un point c'est tout. Tous les ingénieurs, designers, ou "marketeurs" automobiles aux idées farfelues devraient s'en inspirer. Nous avons pris beaucoup de plaisir à mener cette Golf sans histoires, fonctionnelle, homogène, très sûre, précise et vivante. Qui plus est, elle gardera une bonne valeur de revente. Quoi demander de plus? D'une homogénéité rare, c'est la meilleure berline compacte du marché.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Modèle d’essai : Volkswagen Golf TDi 150 "DSG" Carat: 34.400 euros

Puissance du moteur: 150 chevaux (diesel)

Dimensions:  4,26 mètres (long) x 1,80 (large) x 1, 45 (haut)

Qualités: ligne classique intemporelle et équilibrée, habitacle solide et bien présenté, bonne position de conduite, ergonomie simple et bien pensée, moteur brillant et sobre, boîte ("DSG") réactive, comportement routier précis

Défauts: prix coquet, habitacle austère, brutalité de la boîte "DSG" en relance à bas régime.

Concurrentes: Opel Astra Elite CDTi 136 (bva): 29.400 euros; Audi A3 Sportback Design 2,0 TDi S-Tronic: 33.850 euros; Peugeot 308 GT Blue HDi 180 EAT6: 34.900 euros

Note: 16,5 sur 20

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